Le rôle du Canada dans le marché mondial du GNL – Analyse des marchés de l’énergie

Introduction

Chaîne d’approvisionnement

La chaîne d’approvisionnement du GNL comprend la production, la liquéfaction, le transport, la regazéification et la livraison à l’utilisateur final (figure 1). Deux types de terminaux sont requis : les terminaux de liquéfaction (liquéfaction et exportation) et les terminaux de regazéification (importation et reconversion du GNL en gaz naturel).

La plupart des terminaux de liquéfaction reçoivent le gaz naturel transporté par gazoduc à partir d’un champ de production. Avant d’être liquéfié, le gaz est débarrassé des impuretés qui pourraient geler, devenir corrosives ou entraver le processus de liquéfaction. Une usine de liquéfaction typique consiste en une ou plusieurs unités de traitement indépendantes, appelées « trains », qui compriment et liquéfient le gaz.

Une fois le processus de liquéfaction terminé, le GNL est chargé dans un navire cryogénique spécialement conçu (méthanier) ou un camion-citerne aux fins de transport. À l’arrivée au terminal de regazéification, le GNL peut être stocké ou acheminé directement à l’usine de regazéification. Une fois regazéifié, le gaz naturel est transporté par gazoduc en vue de sa distribution ou est stocké temporairement (figure 1). Ensuite, le gaz naturel est utilisé à diverses fins, y compris la production d’électricité, la production industrielle et le chauffage résidentiel.

Figure 1 : Chaîne d’approvisionnement du GNL

Figure 1 : Chaîne d’approvisionnement du GNL

Source : Ressources naturelles Canada – Division du gaz naturel

Description :

Cette image montre la chaîne d’approvisionnement du GNL : champ de gaz, usine de liquéfaction, réservoir de stockage, méthanier, réservoir de stockage, usine de regazéification et réseau de gazoducs.

Pourquoi le GNL?

Liquéfier le gaz naturel permet de le transporter efficacement lorsqu’aucun gazoduc n’est accessible ou qu’il n’est pas faisable sur le plan logistique d’en utiliser un. Le GNL permet d’augmenter la production intérieure et de diversifier les sources d’approvisionnement énergétique dans les grandes régions consommatrices, où l’accès au gaz naturel ou à d’autres sources d’énergie est limité.

Le gaz naturel produit moins d’émissions de CO2 et de matières particulaires lorsqu’il est brûlé, et il contient moins de soufre que le charbon et les produits dérivés du pétrole brut. L’empreinte écologique du GNL est plus importante que celle du gaz naturel qui n’a pas été liquéfié, et ce, en raison de l’énergie consommée aux étapes supplémentaires de la chaîne d’approvisionnement, comme la liquéfaction, le transport et la regazéification. Toutefois, le GNL demeure moins nocif pour l’environnement que le charbon, le diesel ou le mazout.

 

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