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Jim Davidson

Jim DavidsonJim Davidson, géologue et chef d'équipe, Gaz, travaille à l'ONÉ depuis plus de 26 ans. Quand il a entrepris sa carrière à l'Office, au début des années 1980, Jim était responsable de la partie méridionale des Territoires du Nord-Ouest, un secteur qui relevait alors de l'Administration du pétrole et du gaz des Terres du Canada. Lorsque cette dernière et l'ONÉ ont fusionné, Jim était géologue spécialisé dans les réserves au bureau de l'Office, à Calgary. Son travail consistait principalement à étudier le potentiel géologique pour connaître les réserves de gaz naturel classique de l'Alberta et du Canada. Jim constate, avec le recul du temps, que la façon d'estimer et de publier les données sur les réserves de gaz naturel a beaucoup évolué avec le temps.

Quelle est l'expérience professionnelle à l'ONÉ que vous retenez le plus?

En 2004, nous avons lancé un projet conjoint avec l'Energy Resources Conservation Board de l'Alberta qui nous a amenés à collaborer étroitement à l'évaluation des ressources de gaz naturel de la province. C'était tout nouveau pour l'ONÉ, qui n'avait jamais participé à de tels projets auparavant. Il n'est donc pas étonnant qu'il y ait eu de nombreuses premières durant cette période, dont la première rencontre conjointe entre l'Office et l'ERCB dans le but d'approuver un projet. Cela nous a donné l'occasion d'unir nos efforts à ceux du personnel très compétent d'un autre organisme.

En mars 2005, les deux groupes ont produit un rapport conjoint et ont convenu d'utiliser cette estimation de la ressource dans leurs rapports sur l'offre et la demande en Alberta. Jusqu'à ce moment, il n'existait pas d'accords officiels prévoyant l'utilisation des mêmes données. Nous essayions de le faire, mais nous n'y étions pas tenus.

Nous avons poursuivi dans cette veine et avons ultérieurement produit des rapports conjoints avec la Colombie-Britannique (2006) et la Saskatchewan (2008). Un jour, nous pourrions faire la même chose avec l'Ontario.

Je pense que la préparation et la publication d'estimations uniformes des ressources de gaz naturel constituent probablement l'élément le plus marquant de ma carrière. Les deux gouvernements ont convenu des données qu'ils utiliseraient. Malgré l'absence d'une entente publique complète, les gouvernements fédéral et provinciaux, le secteur de l'énergie et le grand public utilisent largement ces rapports.

Quel est votre plus beau souvenir à l'ONÉ?

J'ai dirigé une visite de sites d'exploitation du méthane de houille avec du personnel de l'ONÉ. C'était en 2006, je crois. La visite visait à donner la possibilité aux participants de voir à quoi ressemblait un tel site et à mieux comprendre les répercussions de ces opérations sur le sol.

Le temps était incertain. Pendant presque toute la journée, nous étions parvenus à éviter la pluie intermittente. Nous nous sommes rendus à une mine de charbon près de Stettler, en Alberta. À notre arrivée, on s'affairait à ajuster le câble de la pelle à benne traînante, la grosse pelle dont on se sert pour enlever les morts-terrains. Nous avons donc pu monter dans la benne de chargement et la cabine principale pour voir de près les moteurs et les autres composantes qui s'y trouvent. En général, cet équipement est à l'oeuvre quand on vient sur les lieux, et il n'est pas possible de s'en approcher. Nous avons pris des photos des gens qui se tenaient dans la benne. Nous nous sommes bien amusés, et ce fut une belle expérience d'apprentissage pour tout le monde.

Y a-t-il des projets sur lesquels vous avez travaillé qui, à votre avis, ont eu des répercussions importantes sur les Canadiens?

Celui que je retiens s'est déroulé en 2004, avant l'évaluation conjointe des ressources avec l'Energy Resources Conservation Board de l'Alberta. À ce moment, le personnel de l'ONÉ préparait sa propre estimation, en examinant toutes les ressources de gaz de la province. Nous avions mené une tentative pour réaliser le projet de façon conjointe, mais le personnel de l'ERCB n'était pas disponible. Il avait fallu tout faire nous-mêmes. Puis, à la hâte, nous avions dû trouver un moyen de publier cette information. Nous avions produit un rapport sur l'état des ressources de gaz pour tous les bassins au Canada, y compris les estimations pour l'Alberta que nous venions d'actualiser. Pour la première fois, il était possible de trouver dans une seule publication des données sur l'ensemble des ressources de gaz naturel au Canada.

Les utilisateurs de ce rapport et ceux de nos autres rapports sont les mêmes, sauf qu'ils retrouvent dans le premier toutes les données sur les ressources de gaz naturel. Ils n'ont donc pas à consulter 10 ou 12 autres documents pour obtenir la même information.

Lequel ou laquelle de vos collègues à l'ONÉ a eu le plus d'influence sur vous?

Je crois que, sur l'ensemble de ma carrière, c'est Roland Priddle (un ancien président de l'ONÉ). C'est difficile à décrire, mais bien simplement, il était un véritable monsieur. Cela ne l'empêchait pas pour autant d'avoir une idée précise de l'orientation qu'il souhaitait donner à l'Office et d'avoir des attentes élevées. De plus, il était capable de reconnaître la contribution de chacun et d'accorder le mérite à qui de droit.

Roland avait toujours du temps à consacrer aux gens. Avant les Fêtes, il sillonnait tous les étages et transmettait ses voeux à tous et à toutes. Il connaissait le nom de tout le monde.

Y a-t-il autre chose qui a eu un impact sur votre carrière à l'ONÉ?

Quand j'ai commencé à travailler à l'Office, nos efforts portaient principalement sur les réserves des divers gisements de l'Ouest canadien. Avec le temps, nous avons constaté qu'il ne s'agissait pas de la meilleure façon de travailler. En agissant ainsi, nous n'utilisions pas nos ressources de façon optimale. Nous avons donc modifié nos méthodes de travail pour étudier l'ensemble de nos ressources. C'est ce qui nous a amenés à faire une évaluation globale.

Bref, nous avons abandonné une approche partielle pour nous intéresser au portrait général. Pour cela, il a fallu avoir recours à de nouvelles technologies. Dans certains cas, il nous a fallu les mettre au point nous-mêmes; dans d'autres, nous avons opté pour une solution extérieure et l'avons adaptée à notre situation. Maintenant, nous avons une méthode plus efficace pour estimer nos ressources.

Auriez-vous quelque chose à dire au personnel de l'ONÉ?

L'Office est excellent lieu de travail. Les gens qui y oeuvrent sont parmi les plus compétents qui soient. Certes, la charge de travail est parfois très exigeante. Il faut essayer de tenir et de continuer à prendre plaisir à ce qu'on fait.

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Date de modification :
2011-10-26