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Brenda Kenny

Brenda KennyBrenda Kenny a travaillé à l'ONÉ de 1981 à 2006, période interrompue par un congé de cinq ans pour déménager et s'occuper d'une jeune famille. À son dernier poste à titre de chef du secteur Planification, politique et coordination, elle a été chargée de la planification stratégique et de l'élaboration des règlements ainsi que de la promotion de nouvelles façons d'aborder le mandat de l'Office. Maintenant présidente de l'Association canadienne de pipelines d'énergie, Brenda se souvient très nettement du temps qu'elle a passé auprès de l'ONÉ et de l'influence que cela a eue sur sa carrière.

Quelle est l'expérience professionnelle à l'ONÉ que vous retenez le plus?

Mon expérience la plus mémorable au travail tourne autour de quelques-unes des grandes audiences auxquelles j'ai participé. J'étais responsable de petites équipes de professionnels dont l'ensemble des compétences spécialisées allait être mis à profit pour répondre à la question fondamentale de savoir si un projet proposé était dans l'intérêt du public. Notre rôle était d'appuyer les trois membres de l'Office qui étaient responsables des décisions relatives à chaque cas.

Je me rappelle la fois où on a tenu une audience publique dans une région du pays n'ayant pas connu beaucoup d'événements publics. Un homme qui voulait faire connaître son point de vue à l'Office est arrivé. Il est entré dans la salle et a réalisé que cela avait l'air très - très officiel : trois membres de l'Office assis sur un podium et des tas d'avocats partout où il regardait. Cela l'a beaucoup intimidé et il voulait partir. On l'a encouragé avec succès à rester et à se faire entendre puisque l'Office était très intéressé à écouter son point de vue.

J'ai trouvé la situation mémorable car elle m'a souligné l'importance d'avoir un tribunal qui est toujours strict dans la focalisation de son attention sur les preuves et les faits mais qui essaie également et autant que possible de rendre l'atmosphère abordable, accueillante et ouverte à tous les points de vue. C'est très facile pour les tribunaux de penser qu'ils sont organisés comme une cour de justice et ainsi d'agir avec tout le cérémonial y afférent. Ce que cela peut faire par inadvertance, c'est saper l'objectif qu'ils essaient d'atteindre.

Quel est votre plus beau souvenir à l'ONÉ?

Je dirais que mes meilleurs souvenirs de l'Office sont les campagnes de Centraide parce qu'elles illustrent parfaitement la culture unique de l'ONÉ. Elle est non discriminatoire et très accueillante. Les employés travaillent fort et ils sont extrêmement sérieux à propos de ce qu'ils font. Mais ils aiment aussi se détendre et avoir du plaisir de temps à autre, ce qui est très important à mon avis.

Quelques souvenirs à ce propos comprennent la musique que divers employés de l'Office créent ensemble. Le groupe rock qu'on entendait jouer chaque année est devenu presque une institution. Il y a aussi les repas-partage multiculturels organisés pour ramasser des fonds, qui reflètent toute une diversité d'employés très fiers de présenter des mets de tous les coins du monde. C'est une occasion incroyable de pouvoir vendre des mets pour recueillir des fonds destinés à la collectivité dont nous faisons tous partie à Calgary. C'est aussi une occasion de voir un merveilleux mélange de personnes déployer ensemble tant d'efforts pour aider la communauté.

Parmi les projets sur lesquels vous avez oeuvré, lequel a eu le plus de répercussions pour la population canadienne?

Je crois que n'importe quelle grande audience aurait pu avoir une grande influence sur les Canadiens mais je me rappelle aussi un projet sur lequel j'ai travaillé au début de ma carrière avec Jake Abes. Jake et moi étions deux ingénieurs rattachés à la Direction du génie et qui avaient tendance à poser beaucoup de questions sur la façon dont on réglementait l'industrie. Comme tous bons gestionnaires font habituellement, nos chefs nous ont renvoyé la balle en nous demandant : « Voulez-vous essayer d'améliorer les choses? »

Alors, nous avons travaillé ensemble et nous avons eu l'idée de concentrer l'attention en premier lieu sur les principales normes canadiennes et d'éliminer des règlements tout ce qui faisait double emploi avec ces normes. Ensuite, parce qu'on utilisait des normes canadiennes, il était inutile d'avoir des règlements distincts concernant les oléoducs et les gazoducs et qu'il fallait plutôt dire que c'était en fait à propos de tous les pipelines. Dix ans plus tard, l'Association canadienne de normalisation a fusionné ses normes pétrolières et gazières en une seule série.

À la fin, cette modification réglementaire a permis à l'Office de se concentrer plus sur les zones à risque élevé et moins sur la réévaluation de tout ce que les sociétés faisaient à propos de la sécurité. Même si cela remontait à plus de 20 ans, c'était un premier pas important en ce qui concerne notre façon de voir la réglementation axée sur les risques. Il nous a permis d'utiliser les outils qui ont contribué le plus à la sécurité et à la protection de l'environnement.

En fin de compte, ce projet a changé radicalement la façon dont les règlements sont structurés.

Lequel ou laquelle de vos collègues à l'ONÉ a eu le plus d'influence sur vous?

Il y en a eu tellement. L'un d'eux serait l'ancien président Roland Priddle. Il savait exactement où il voulait mener l'organisation. Son style de présidence était intéressant. Roland est le genre de personne qui vient vous parler d'une question bien précise qu'il a en tête - il rentre dans le vif du sujet, vous demande ce que vous savez et repart avec ce que vous donnez. Il est un excellent exemple d'une personne en quête de résultats précis et cela m'a influencée parce qu'on y voyait une occasion de se focaliser.

Je pense que le président actuel de l'ONÉ a aussi eu de l'influence. Gaétan était un de mes pairs au début puis il était mon chef pendant des années. Je crois que Gaétan dirige beaucoup du fond du coeur. C'est une autre approche qui montre l'humanité de ce que l'ONÉ représente.

Au cours de vos années passées à l'ONÉ, y a-t-il eu des éléments qui ont influé sur votre carrière?

Je dirais que l'ONÉ est réellement un bon milieu de travail parce que même s'il s'agit d'une organisation relativement petite, il y a beaucoup d'opportunités pour changer de poste et de faire de nouvelles choses. Durant mon temps à l'Office, j'ai appris ce que c'était de gérer de grands projets de technologie de l'information et j'ai étudié la gestion financière et la gestion de projets. Toutes ces occasions ont eu une influence cumulative sur ma carrière. Il y avait une forte focalisation sur le perfectionnement professionnel et cela offrait beaucoup d'occasions de grandir.

Auriez-vous quelque chose à dire au personnel de l'ONÉ?

Je dirais qu'ils devraient être extrêmement fiers de faire partie d'un organisme qui a bien servi le Canada depuis plus de 50 ans. En tant que citoyens de ce grand pays, nous avons besoin de gens qui sont sérieusement engagés dans le service au public. Être fonctionnaire est une noble profession et on ne devrait jamais oublier à quel point une excellente fonction publique est essentielle. Ils devrait être fiers d'en faire partie.

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Date de modification :
2011-10-26