
Exposé
présenté par
Sheila Leggett
Vice-présidente et Membre de
l'Office national de l'énergie
International Pipeline Conference 2008
Hôtel Hyatt Regency et Telus Convention Center
Calgary (Alberta)
Du 28 septembre au 3 octobre 2008
C'est un privilège pour moi de prononcer le mot de la fin de cette conférence. Mes brèves observations graviteront autour du thème « culture d'excellence ». Je vais parler d'excellence en ce qui a trait à la conférence elle-même et en ce qui concerne l'Office, en tant qu'organisme de réglementation fédéral, puis je nous mettrai tous au défi de continuer la poursuite de l'excellence dans l'approvisionnement énergétique sûr de la société.
À titre de coprésidente du comité organisateur de la conférence, je félicite les organisateurs, les personnes qui ont présenté des mémoires et chacun des 1 300 participants ici présents, représentant plus de 40 pays. Individuellement et collectivement, cette rencontre nous a permis de focaliser notre attention sur de nombreux aspects clés des activités pipelinières. Je sais que le calibre des mémoires présentés cette semaine et les séances d'enseignement tutoriel avec communications par affichage ont occasionné un échange d'information technique favorisant l'excellence du transport pipelinier partout dans le monde. Si on ajoute à cela les activités sociales et de réseautage offertes par le comité organisateur, et les diverses autres réunions gravitant autour de la conférence, nous repartirons d'ici aujourd'hui non seulement mieux informés et avec de nouvelles idées à rapporter au sein de nos propres organisations, mais aussi avec de nouveaux contacts et amis avec qui nous pouvons continuer l'échange d'information et le partage d'apprentissages.
Une conférence comme celle-ci exige un immense engagement de la part de nombreuses personnes et organisations. Nous pouvons tous être fiers d'établir une culture d'excellence en nous engageant à nous rassembler tous les deux ans pour discuter et faire avancer des dossiers complexes.
Je poursuis maintenant à titre de vice-présidente de l'Office, et je désire souligner que l'International Pipeline Conference joue un rôle important dans la réalisation des objectifs de l'Office national de l'énergie grâce à l'avancement de nouvelles technologies et à l'échange de connaissances et de pratiques exemplaires. L'Office prend part à l'organisation et à la programmation de cet événement depuis la toute première IPC en 1996. Cette année ne fait pas exception. L'Office est bien représenté ici aujourd'hui; certains de nos meilleurs ingénieurs ont passé des heures innombrables à assurer une planification et un contenu technique conformes à la culture d'excellence qui nous permettra à tous de nous épanouir. Ken Paulson, de l'Office, est le président actuel de l'ASME Pipeline Systems Division; il a coprésidé le comité organisateur de l'IPC cette année. Alan Murray, également de l'Office, nous représente au sein du comité organisateur de l'IPC, et Joe Pavilianiti a coprésidé le comité technique.
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas bien l'Office national de l'énergie, permettez-moi de prendre quelques minutes pour vous présenter l'organisation. Nous sommes un organisme fédéral canadien de réglementation de l'énergie. Nos responsabilités consistent à réglementer ce qui suit :
Nous jouons également un rôle consultatif qui consiste notamment à surveiller le secteur de l'énergie, à conseiller le gouvernement fédéral et à publier des rapports publics abordant divers aspects relatifs à l'offre et à la demande énergétiques.
L'Office a été créé par une loi du Parlement en 1959. Nous célébrerons donc notre 50e anniversaire l'an prochain.
Sa raison d'être est de promouvoir la sûreté et la sécurité, la protection de l'environnement et l'efficience de l'infrastructure et des marchés énergétiques, dans l'intérêt public canadien. Il ne s'agit pas d'une mince tâche, et je crois que cela devient plus complexe dans la société d'aujourd'hui. Pour atteindre nos buts, nous encourageons une culture d'excellence à l'intérieur et à l'extérieur de l'Office. Permettez-moi de m'expliquer.
Au sein de l'Office, nous nous efforçons continuellement d'améliorer la réalisation efficace de notre mandat de réglementation. Notre vision est de participer en partenaire actif, efficace et averti au développement responsable du secteur énergétique du Canada, au profit de la population canadienne. Nous avons un énoncé de valeurs : À l'Office, nous aspirons à l'excellence dans toutes nos activités. L'atteinte de l'excellence à l'Office passe par l'engagement de l'organisation et de chaque employé à l'égard de trois valeurs primordiales : intégrité, leadership en matière de réglementation et responsabilisation. Ces aspects de notre plan stratégique nous guident dans tout ce que nous entreprenons.
Notre participation à l'IPC est un des nombreux moyens utilisés pour maintenir notre culture d'excellence. Si vous me permettez un petit moment de vantardise, j'aimerais ajouter que c'est avec grand plaisir que nous avons appris hier que nous nous sommes classés au palmarès des 100 meilleurs employeurs au Canada. C'est grâce à la vision et au leadership des personnes qui sont passées par l'Office depuis 50 ans, et à notre excellent personnel actuel, que nous avons pu recevoir cet honneur. Nous pouvons remercier également nos nombreux partenaires, notamment d'autres membres du gouvernement fédéral du Canada, d'autres organismes de réglementation et le secteur pipelinier, qui n'attendent rien de moins que l'excellence de la part de l'Office. Cela nous a bien situés, et nous sommes ravis de figurer dans l'annonce parue hier dans la revue Maclean's.
Je crois que la culture d'excellence est fondamentale à notre organisation; toutes les parties prenantes peuvent donc avoir l'assurance que l'Office sert l'intérêt public des Canadiens de manière juste et objective.
Cela m'amène à la culture d'excellence à l'extérieur de l'Office. Qu'attendons-nous des sociétés que nous réglementons?
Vous pouvez sans doute dire, d'après mes propos jusqu'ici, que nous exigeons l'excellence de chaque société réglementée au Canada. D'ailleurs, nous croyons que les sociétés partagent cet objectif d'excellence.
La réglementation axée sur les buts a été instaurée par l'Office en 1999. Cela a obligé les entreprises à mettre en place des programmes et systèmes de gestion. L'Office a mené plus de 27 vérifications de référence afin de déterminer le caractère adéquat des programmes et systèmes de gestion des entreprises. Les résultats de ces vérifications montrent que la majorité des sociétés réglementées par l'Office ont en place des programmes, et dans certains cas, des systèmes de gestion globaux. Nous croyons que les bases ont été jetées pour permettre aux entreprises de traiter les dangers efficacement de façon proactive.
L'autre mesure prise par l'Office, dans un but d'amélioration continue, est l'élaboration d'un modèle de cycle de vie incluant toutes les données et connaissances disponibles sur les entreprises réglementées par l'Office. Cela aide celui-ci à cerner les secteurs où il peut utiliser ses activités d'application de la loi pour atteindre ses buts de protection du public et de l'environnement, pour influencer le changement et pour promouvoir une culture d'excellence dans l'ensemble de l'industrie.
Dès lors, qu'est-ce qui pourrait nous empêcher de dormir sur nos deux oreilles? Dernièrement, nous avons noté une tendance à la hausse d'accidents reliés à la construction et l'exploitation de pipelines. Notre rapport de juillet 2008, intitulé Gros plan sur la sécurité et l'environnement, montre un taux de fréquence des blessures à la hausse en 2006. Le bilan de 2008 - deux accidents mortels, un certain nombre de blessures graves, des accidents évités de justesse et des ruptures de pipeline - nous inquiète passablement. La sécurité est d'une importance capitale pour l'Office, et il en sera toujours ainsi. Nous nous demandons toujours comment nous pouvons, en tant qu'organisme de réglementation, aider à prévenir, réduire et en fin de compte éliminer ces événements fâcheux.
Nous accomplissons ce travail en collaboration. Nous partageons l'amélioration continue et les objectifs de sécurité avec de nombreux partenaires : les autres organismes de réglementation et l'industrie. Par exemple, l'Office a des ententes particulières avec des organisations soeurs comme la PHMSA, la B.C. Oil & Gas Commission, la CERE, l'AUC et l'OCNEHE; ces ententes sont fondées sur la prémisse que l'efficacité de la réglementation et l'échange de connaissances profitent à toutes les parties prenantes.
Nous l'avons souvent dit, mais je crois qu'il vaut la peine de le répéter : le pipeline ne distingue pas les frontières. La sécurité est une priorité dans tous les territoires. Comme nous avons une vision commune de la sécurité, de la fiabilité et de la protection environnementale, l'Office appuie fermement la normalisation et la rationalisation réglementaire.
Neuf ans se sont écoulés depuis que nous avons adopté la réglementation axée sur les buts. L'Office s'attend maintenant à ce que les programmes de gestion soient mis en oeuvre et bien compris dans toutes les entreprises réglementées. Il s'attend aussi à ce que les entreprises mettent en place des examens et activités d'amélioration continue, en rapport avec ces programmes et systèmes de gestion bien élaborés, dans le but d'assurer le respect de ses règlements pendant toute la durée de vie des pipelines.
C'est grâce à cette culture d'excellence individuelle et collective que le nombre d'incidents de sécurité et de ruptures de pipeline peut être réduit, et que nous pouvons tous dormir sur nos deux oreilles la nuit, sachant que chacun travaille en toute sûreté et que notre société dispose d'un approvisionnement énergétique sûr. Le public canadien ne nous demande rien de moins.
Merci de votre présence cet après-midi et maintenant, une bonne main d'applaudissements pour le comité organisateur, qui a mis au point cet excellent programme pour nous!
Sheila Leggett
Vice-présidente de l'Office national de l'énergie