
Présenté par
Sheila Leggett
Vice-présidente et Membre de
l'Office national de l'énergie
Forum québécois sur l'énergie
Montréal (Québec)
Les 11 et 12 novembre 2008
Bonjour à tous et à toutes,
Je m'appelle Sheila Leggett. Il me fait plaisir de vous adresser la parole aujourd'hui à titre de vice-présidente et membre de l'Office national de l'énergie. Notre siège social est situé à Calgary en Alberta.
À titre personnel, je tiens à vous dire à quel point il me fait plaisir de me retrouver ici pour y rencontrer les intervenants québécois du domaine de l'énergie. Je suis d'autant plus fière de me retrouver à Montréal - une ville où j'ai eu le plaisir d'habiter pendant pratiquement toute mon enfance.
Je me permets une petite note à part, car je suis très fière des exploits réalisés par l'Office. Il se trouve que l'année 2009 sera très mémorable pour tous les employés de l'Office. En effet, l'Office fêtera son 50e anniversaire. De plus, nous avons été enchantés d'apprendre le mois dernier que la revue Maclean a inscrit l'Office au palmarès des 100 meilleurs employeurs au Canada pour l'année 2009.
Je veux aussi remercier les organisateurs du 7e Forum québécois sur l'énergie qui m'ont invité à présenter la vision de l'ONÉ en matière de futur énergétique à long terme, ses enjeux et les tendances à plus court terme.
Ce que je vous propose aujourd'hui, c'est une présentation en français. Comme vous l'avez déjà sûrement constaté, le français n'est pas ma langue maternelle. Je vous demande donc de ne pas m'en vouloir s'il m'arrive de trébucher.
Afin de bien vous situer par rapport à qui nous sommes et quel est notre mandat, je commencerai par présenter un bref survol de l'ONÉ, y compris son rôle.
J'aimerais mentionner que je suis accompagnée par Stéphane Thivierge, un de nos analystes de marché et un des co-auteurs du rapport qui fait l'objet de cette présentation.
À titre d'information, vous trouverez à la fin de votre document de présentation les titres de quelques publications récentes et à venir.
L'ONÉ est une agence fédérale indépendante qui réglemente certains aspects de l'industrie énergétique sous sa juridiction.
Également, comme nos activités impliquent aussi la surveillance des perspectives de l'offre et de la demande d'énergie sur les marchés canadiens, nous sommes tenus de fournir aux Canadiens de l'information sur le secteur de l'énergie.
La raison d'être de l'Office se résume de la façon suivante : l'ONÉ veille à promouvoir la sûreté et la sécurité, la protection environnementale, ainsi que l'efficacité de l'infrastructure énergétique et des marchés dans l'intérêt public canadien.
Tel que mentionné plus tôt, l'essentiel de ma présentation repose sur le rapport L'Avenir énergétique du Canada : scénarios de référence et scénarios prospectifs jusqu'à 2030. Ce rapport a été publié par l'Office l'automne dernier.
Les objectifs principaux du rapport étaient de fournir une analyse globale des marchés énergétiques canadiens et de susciter la discussion sur les enjeux énergétiques. De ce rapport, les quatre scénarios suivants ont été analysés :
À titre d'information, veuillez noter que l'Office effectue présentement la mise à jour de son scénario de référence et de ses hypothèses, et que cette dernière sera publiée vers la fin 2009.
Tout d'abord, je dois préciser que l'élaboration de ce rapport a nécessité un programme de consultation auprès de quelque 250 experts en énergie.
Deux tournées pancanadiennes ont permis de rencontrer des représentants en provenance des secteurs de l'industrie, des gouvernements provinciaux et fédéral, des universités, des organisations non-gouvernementales, ainsi qu'un bon nombre de Canadiens intéressés par le domaine énergétique.
À l'aide de l'information recueillie, et de ses propres analyses et expertises, l'ONÉ a créé une série de modèles économiques et géologiques dans le but de pouvoir ensuite développer des projections d'offre et de demande d'énergie au Canada.
Afin de comprendre les résultats de nos analyses, il faut commencer par avoir une bonne compréhension des hypothèses avancées en termes de prix de l'énergie et de conditions économiques. Ces informations constituent la base sur laquelle repose le scénario de référence et chacun des scénarios prospectifs.
Tous les scénarios, qu'il s'agisse du scénario de référence ou des scénarios prospectifs, nous permettent d'envisager l'avenir tout en tenant compte de l'incertitude causée par des facteurs de nature économique et géopolitique, y compris les tendances sociales et les développements technologiques.
Je débute donc avec le scénario de référence et par la suite j'enchaînerai avec les scénarios prospectifs.
Cette combinaison de facteurs est le résultat d'un sentiment d'insécurité dans le monde, alors que des tensions d'ordre géopolitique continuent de nuire à l'accès à des sources d'énergie peu coûteuse.
Prévisions de la croissance du PIB (produit intérieur brut)
Dans le cadre de notre dernier estimé du scénario de référence, nous avons établi que la croissance du PIB réel (produit intérieur brut réel) est de 2,9 % pour la période de 2004 à 2015. Veuillez noter que pour les fins de cet exercice, le taux de croissance correspond au taux annuel moyen, et l'année de base est 2004.
Quant aux trois scénarios prospectifs, les prévisions au niveau de la croissance du PIB (produit intérieur brut) prévoient une variation allant de 1,8 à 2,5 % pour la période de 2004 à 2030.
Prévisions du prix de l'énergie
Malgré les incertitudes inévitables au niveau des prix de l'énergie, nous sommes quand même parvenus à définir les hypothèses suivantes :
Demande d'énergie
La demande d'énergie secondaire au Canada a augmenté en moyenne de 1,8 % par année entre 1990 et 2004. C'est ce pourcentage que nous avons retenu pour établir le scénario de référence pour les années 2004 à 2015.
En ce qui concerne les trois scénarios prospectifs, la demande d'énergie croît entre 0,3 et 1,4 % par année.
Les émissions de gaz à effet de serre (GES)
Selon le scénario de référence, les émissions de GES correspondent aux tendances à la hausse ou à la baisse de la demande d'énergie. Leur croissance varie donc de -0,1 à 1,5 % par année. À court et moyen terme, la demande d'énergie suit la logique rigoureuse des industries en place, des mécanismes existants, des services offerts et des habitudes ancrées.
En Triple-E, par contre, un recul des émissions de GES se chiffrant à 0,1 % par année est prévu entre 2004 et 2030. Rappelons que cette diminution est le résultat de politiques visant l'atteinte d'un équilibre entre la consommation d'énergie, les effets environnementaux et la croissance économique.
Voici maintenant un bref aperçu de quelques résultats pour chacun des scénarios.
Les graphiques affichés à l'écran, ainsi que les deux suivants, décrivent la demande canadienne totale d'énergie secondaire en fonction du combustible.
Selon les données issues du scénario de référence, la demande canadienne totale d'énergie secondaire croît, sur une base annuelle, à un rythme de 1,8 % entre les années de 2004 à 2015.
Entre 1990 et 2015, la part des produits pétroliers augmente de 42 à 46 %, tandis que le poids de l'électricité passe de 19 à 17 % et celui du gaz naturel baisse de 31 à 29 %.
Les grandes conclusions tirées de ce scénario au niveau de la demande, de l'offre, et des risques et incertitudes sont les suivantes :
Demande énergétique
La demande demeurera robuste en dépit de l'augmentation des prix de l'énergie. Ce résultat s'explique par un fort rendement économique et une hausse du revenu des particuliers.
Offre d'énergie
Durant la prochaine décennie, les Canadiens seront témoins entre autres, de l'impact des décisions prises en matière d'offre d'énergie.
Citons à titre d'exemple les constatations suivantes :
Scénario de référence - Risques et incertitudes
En ce qui a trait aux risques et incertitudes dans le contexte du scénario de référence, ils se résument comme ceci :
Scénario maintien des tendances - Enjeux et implications
Par rapport au maintien des tendances - rappelons qu'il s'agit essentiellement du scénario de référence, mais que dans ce cas-ci la durée se prolonge jusqu'en 2030. Cela étant dit, la demande totale d'énergie secondaire au Canada croît selon une échelle d'environ 1,0 % par année entre 2015 et 2030.
Cette croissance moins rapide de la demande est attribuable à un ralentissement de la croissance économique au cours des 15 dernières années visées par le scénario maintien des tendances.
Jusqu'en 2030 la situation se résume de la façon suivante :
Les enjeux et implications du scénario du maintien des tendances se présentent comme ceci :
Rappelons qu'au nombre des risques découlant du scénario du maintien des tendances, on retrouve les politiques visant la gestion de la consommation, car ces dernières ne sont pas aussi répandues que dans les autres scénarios.
Voici maintenant le scénario Triple-E, autrement dit l'équilibre entre les aspects énergétiques, économiques et environnementaux.
En Triple-E, la demande totale d'énergie secondaire au Canada croît à un rythme de 0,3 % par année pendant la période de 2004 à 2030.
Scénario Triple-E - enjeux et implications
Le scénario Tripe-E se démarque par une sensibilisation accrue à l'égard des questions énergétiques et ceci entraîne certains changements au niveau des comportements et des habitudes de vie.
En raison des améliorations au niveau de l'efficacité énergétique, ainsi que des technologies de captage du dioxyde de carbone et de stockage, ce scénario se traduit par une baisse des émissions des GES (gaz à effet de serre).
Il est important de souligner que les réductions des émissions de GES surviennent malgré la croissance de l'activité économique.
Le grand défi de ce scénario réside dans le fait que son succès dépend de la gestion de la consommation et de la réduction des émissions de GES, de la réalisation de progrès technologiques et de la collaboration entre les nations.
Selon le scénario des îles fortifiées, la demande totale d'énergie secondaire au Canada progresse à un rythme de 0,7 % par année pendant la période de 2004 à 2030.
La quote-part du pétrole représente 51 % du total de la demande canadienne d'énergie secondaire, et les biocarburants et autres formes d'énergie émergentes restent stables à 6 %.
Alors que l'économie nationale dans son ensemble souffre des prix élevés de l'énergie, il en est autrement pour les provinces de l'Ouest qui bénéficient d'une série de gigantesques travaux de mise en valeur des gisements pétroliers et gaziers.
Scénario des îles fortifiées - enjeux et implications
De tous les scénarios prospectifs, celui des îles fortifiées se caractérisent par la plus faible croissance économique. Bref, l'activité s'accentue dans les régions productrices d'énergie, alors qu'elle est moindre dans les régions manufacturières.
Comparativement aux années antérieures, la croissance de la demande d'énergie est inférieure et ceci s'explique par des prix de l'énergie plus élevés, et une lente croissance des revenus et de l'économie en général.
Comme le maintien du niveau de production de gaz naturel nécessite des prix élevés, ceci permet au Canada de demeurer un exportateur net de gaz naturel, tandis que dans le cadre des autres scénarios prospectifs, le pays devient un importateur net avant la fin de la période à l'étude.
Afin que ce scénario puisse se concrétiser, les relations internationales doivent demeurer tendues, car l'accès restreint aux sources de pétrole et de gaz fait en sorte que les prix de l'énergie restent élevés. Ces prix régissent les conditions économiques, ainsi que les tendances de l'offre et de la demande d'énergie.
Les principales conclusions de l'étude sur l'Avenir énergétique du Canada se résument ne ces termes.
Au niveau des marchés et des ressources énergétiques, aucun glissement n'est prévu sur les marchés canadiens. Quant aux prix de l'énergie, ces derniers permettront d'assurer une offre suffisante en fonction de la demande.
La disponibilité future de ressources énergétiques ne devrait pas être problématique. Dans le cadre de marchés énergétiques efficaces, les prix de l'énergie fourniront des signaux appropriés pour la mise en valeur des ressources voulues.
En matière de demande et d'exportations, l'énergie sous forme de combustibles fossiles continue de représenter la majeure partie de l'offre, même si des sources autres et non classiques commencent à jouer un rôle plus important.
L'offre d'énergie suit d'assez près les prix, mais ce n'est pas le cas de la demande. Les habitudes de consommation dépendent de la composition des mécanismes et biens de consommation tels que bâtiments, appareils électroménagers, véhicules, etc.).
Au Canada, les exportations nettes totales d'énergie devraient augmenter, mais ces hausses varient selon le produit et le scénario. Par exemple, alors que les exportations de pétrole et d'électricité sont supérieures aux niveaux historiques, quel que soit le scénario, les exportations nettes de gaz naturel n'augmentent que pour celui des îles fortifiées.
L'élargissement des marchés d'exportation dépendra des forces commerciales en présence, et pourrait prendre différentes formes, c'est-à-dire :
L'apport des GES (gaz à effet de serre)
Selon les scénarios prospectifs, les émissions de GES augmentent ou reculent légèrement. Afin de réduire davantage les taux d'émission, il faudra mettre en place d'ambitieux programmes énergétiques et inciter les Canadiens à modifier certaines habitudes de vie.
Afin d'atteindre les objectifs multiples de la croissance économique, de la protection de l'environnement, et ceux du développement du secteur énergétique, les politiques devront être intégrées à tous les niveaux de gouvernement. Ces mêmes politiques devront tenir compte de facteurs tels que les vastes différences régionales en matière de l'énergie et des émissions, ainsi que l'évolution des réseaux d'offre énergétiques et des modifications de l'environnement sur la scène mondiale.
Des investissements majeurs en termes d'infrastructures et de nouvelles sources d'offre énergétiques nécessiteront un équilibre, le moment venu, entre l'acceptation et l'engagement du public.
Les conclusions du rapport demeurent solides :
Nous pouvons affirmer que le portrait des 25 prochaines années s'annonce bien différent pour l'ensemble des Canadiens. Heureusement pour eux, l'abondance des ressources naturelles leur permettra de faire des choix importants qui façonneront leur avenir énergétique.
En ce sens, l'Office continuera d'agir en tant que partenaire efficace pour aider à planifier un avenir brillant et durable. Grâce à cette batterie d'outils et options, les Canadiens possèdent en quelque sorte les moyens d'assurer la mise en place des changements nécessaires. Il n'en tient plus qu'à nous maintenant de faire ce qu'il faut pour maintenir et améliorer notre qualité de vie.
Avant de terminer, j'aimerais aborder la question des perspectives sur l'énergie pour l'hiver 2008-2009.
Les perspectives hivernales de l'ONÉ en matière d'énergie visent à présenter aux Canadiens une analyse indépendante des enjeux énergétiques courants et futurs, y compris la demande, l'offre et les prix. La situation mondiale actuelle a créé un climat d'instabilité et d'incertitude pour les marchés énergétiques.
Un recul économique d'envergure a un impact considérable sur la demande d'énergie et, en conséquence, sur les prix. C'est dans ce contexte que nous avons analysé les marchés énergétiques qui suivent.
La situation du pétrole brut se résume par une chute des prix et une volatilité croissante.
Le prix moyen du brut devrait se situer entre 50 et 75 $US le baril. Malgré le faible niveau des stocks dans le monde et la volonté de l'OPEP de réduire la production, le marché s'inquiète avant tout du ralentissement économique et de la chute de la demande.
Les prix du mazout de chauffage grimpent depuis un certain nombre d'années, surtout parce qu'ils font écho à ceux du pétrole brut. Compte tenu d'une fourchette de prix du brut qui varie entre 50 et 75 $US le baril, on estime qu'en moyenne le prix du mazout sera moins cher cet hiver comparativement aux prix l'hiver dernier. Il est cependant difficile de déterminer les prix du brut avec certitude : ces derniers pourraient monter ou descendre selon les principaux facteurs du marché. Au Canada, l'offre de mazout de chauffage sera probablement suffisante. Aux États-Unis, les stocks sont toutefois au bas de l'échelle des cinq dernières années, ce qui aide à soutenir les prix.
Par rapport au gaz naturel, à moins de grands froids persistants, tout indique que les prix demeureront au bas de l'échelle des 6 à 9 $US/MBTU (dollar US par million de BTU) cet hiver. Depuis l'été 2007, le rapport traditionnel entre les prix du gaz naturel et ceux du pétrole brut est rompu; par conséquent, les prix record du pétrole brut n'ont pas d'effet à la hausse sur ceux du gaz naturel.
Si les conditions de la météo demeurent normales, les prix du gaz naturel resteront probablement dissociés de ceux du pétrole brut. Cette situation serait liée à la production supplémentaire sur le continent et la baisse de la demande causée par le ralentissement de l'économie américaine.
Les prix du gaz naturel devraient demeurer inférieurs à ceux du reste du monde. En Asie et en Europe, les prix sont généralement plus étroitement liés à ceux du pétrole brut. L'écart occasionnera donc une diminution des importations de GNL cet hiver étant donné que ce produit sera écoulé dans les régions où les prix seront plus élevés.
La croissance de l'offre de gaz aux États-Unis a plus que contrebalancé la diminution des importations de GNL et de la production canadienne. Le gazoduc Rockies Express a permis d'amener sur le marché de plus grandes quantités produites dans les États de l'Ouest. Si l'on ajoute la production supplémentaire provenant des gisements de schistes, cette augmentation a donné lieu à une hausse considérable de la production de gaz naturel par rapport à l'année précédente. De plus, compte tenu de la plus faible demande aux É.-U. à la suite du ralentissement de l'économie et au temps doux que l'on a connu cet été, les réservoirs de stockage devraient être pleins au début de l'hiver.
La baisse de la demande et la disponibilité de quantités supérieures laissent supposer que l'offre de gaz sera suffisante cet hiver.
Au niveau de l'électricité, la situation se traduit par une offre adéquate et un resserrement dans l'Ouest canadien.
Dans l'ensemble, tous les territoires et provinces devraient disposer d'une capacité de production suffisante pour répondre aux besoins de leur population respective.
Donc, à moins d'imprévu, les consommateurs canadiens en général ne devraient pas subir d'interruptions du service. Malgré tout, l'offre demeure préoccupante dans l'Ouest canadien.
Toutefois, dans certaines parties du pays, le ralentissement de l'économie a fait reculer la demande, notamment dans l'industrie manufacturière dont certaines usines ont dû cesser leurs activités.
Une meilleure compréhension de la question des gaz à effet de serre, et les efforts consacrés à leur réduction, agissent également sur l'offre d'énergie électrique sur plusieurs fronts. Depuis quelques années, l'éolien connaît un essor important et tout indique qu'il en sera de même à l'avenir.
La production d'électricité au moyen d'énergie nucléaire connaît elle aussi un regain d'intérêt. Un certain nombre de centrales de l'Est du Canada sont en voie d'être remises à neuf. Les provinces de l'Ontario, du Québec et du Nouveau-Brunswick seront donc mieux placées pour répondre à leur demande respective.
Tel que mentionné à quelques reprises, l'Office se propose d'évaluer les changements survenus récemment lors de la mise à jour prochaine du scénario de référence. À la suite de l'examen des hypothèses de base, divers intervenants et intervenantes à la grandeur du pays seront consultés par rapport aux changements en cours. L'analyse sera ensuite publiée en 2009.
Entre temps, je vous encourage à nous fournir parvenir votre rétroaction par rapport à nos activités analytiques, ou à discuter simplement de questions énergétiques. Nous sommes un organisme de réglementation, il est vrai, mais nous ne sommes pas cloîtrés.
Nos interactions continues avec les parties prenantes du secteur de l'énergie, ainsi que les propriétaires fonciers, les personnes ayant des intérêts environnementaux et les citoyens de toutes les couches de la société nous permettent de réviser continuellement notre compréhension de ce qui préoccupe les Canadiens en matière de questions énergétiques. Cette compréhension nous permet aussi d'améliorer notre rendement et d'être responsables des résultats au nom des Canadiens. Alors, n'hésitez donc pas à communiquer avec nous.
Merci beaucoup pour votre attention.