
Présenté par
Jim Davidson
Chef d'équipe, Gaz, Secteur
des produits
Office national de l'énergie
Congrès annuel de l'AAPG
San Antonio, TX
21 avril 2008
Bon après-midi mesdames et messieurs et merci de m'accueillir parmi vous aujourd'hui.
Le marché nord-américain du gaz est en constante évolution, ce qui complique la préparation des prévisions à long terme.
Mais malgré cette difficulté, l'ONÉ examine un large éventail de possibilités pour l'offre et la demande ainsi que les prix du gaz canadien et publie périodiquement des rapports sur ces questions, dont le dernier intitulé « L'avenir énergétique du Canada : Scénario de référence et scénarios prévisionnels jusqu'en 2030 ».
Voici le plan de ma présentation aujourd'hui.
J'ai pensé qu'il serait de mise de commencer par un bref aperçu de l'Office national de l'énergie puisqu'il pourrait ne pas être familier à bon nombre d'entre vous. En fait, l'Office a de nombreuses fonctions similaires à la Federal Energy Regulatory Commission aux États-Unis.
Nous travaillons au sein d'une organisation d'une taille relativement modeste. En effet, l'Office emploie quelque 340 personnes et dispose d'un budget d'environ 40 millions de dollars américains. Il n'a qu'un seul bureau qui est situé à Calgary, en Alberta (et la plupart des autres institutions nationales se trouvent à Ottawa, la capitale nationale, en Ontario). Nous voyageons beaucoup de part et d'autre du pays pour tenir des audiences et rencontrer la population canadienne. Le personnel de l'Office est doté de compétences spécialisées dans une vaste gamme de domaines en raison de l'ampleur de notre mandat; il est composé, entre autres, d'ingénieurs, de spécialistes de l'environnement, d'économistes, d'analystes de marchés, de spécialistes des finances et d'avocats.
L'Office est un organisme indépendant qui rend compte au Parlement par l'entremise du ministère des Ressources naturelles du Canada. Nos décisions sont attestées par un dossier public et nos audiences se déroulent de façon rigoureuse selon les principes de la justice naturelle, y compris l'équité et la transparence en matière de procédure.
L'Office reçoit son budget du Parlement. Ses frais sont recouvrés auprès de l'industrie, généralement des sociétés pipelinières et des exportateurs d'énergie au moyen des droits qu'ils perçoivent, et l'argent est remis au Trésor. Par conséquent, le citoyen ne paie pas pour l'ONÉ, sauf en tant qu'utilisateur des installations énergétiques.
Les fonctions de réglementation de l'Office sont illustrées sur la diapo. De par son mandat, il doit aussi surveiller l'offre et la demande sur les marchés au Canada et fournir aux Canadiens de l'information à ce sujet. Le rapport sur l'avenir énergétique, qui est l'objet de ma présentation aujourd'hui, est le rapport vedette de l'Office en ce qui concerne la surveillance. Il a été publié sous divers formats mais de manière périodique, soit tous les deux à cinq ans. Le premier a été publié en 1967.
Le plus récent rapport, publié en novembre 2007, présente en détail les perspectives de l'offre et de la demande d'énergie à long terme pour les années 2005 à 2030. La version actuelle présente l'analyse d'un scénario de référence qui va de 2005 à 2015, puis celle de trois scénarios prospectifs se prolongeant jusqu'en 2030.
Voici les principaux objectifs visés par le rapport.
Il importe de souligner l'immense effort de consultation à l'origine de ce rapport. En effet, plus de 250 spécialistes du domaine de l'énergie ont été consultés et deux séries de séances de discussion ont été menées partout au Canada avec des représentants de l'industrie, des gouvernements provinciaux et fédéral, du monde universitaire, des ONG, des Premières nations et d'autres Canadiens intéressés. Une grande partie de cette information est disponible sur le site Web de l'Office.
À partir de l'information recueillie, de nos propres analyses et de notre degré de compréhension de la question à l'étude, nous avons eu recours à différents modèles économiques et géologiques en vue d'obtenir des projections quantitatives de l'offre et de la demande d'énergie au Canada.
Afin de comprendre les résultats auxquels nous sommes parvenus, il faut bien cerner les hypothèses avancées en termes de prix d'énergie et de conditions économiques qui sous-tendent le scénario de référence et chacun des scénarios prospectifs.
Le scénario de référence constitue notre meilleure estimation de l'évolution de l'offre et de la demande au Canada, compte tenu des décisions et des politiques actuelles ainsi que des tendances observées au chapitre de l'économie et de l'énergie. Il est caractérisé par des prix modérés de l'énergie et des activités commerciales qui se poursuivent de façon habituelle. Par exemple, il est prévu que le rapport entre les prix du gaz naturel et ceux du pétrole brut se maintiendra selon ce qui a pu être constaté dans le passé (soit 84 % d'un équilibre 6 : 1 en termes de nombre de BTU).
Les scénarios prospectifs se concentrent sur les incertitudes qui sont le résultat de facteurs géopolitiques et économiques sur la scène mondiale, de tendances sociales, de décisions stratégiques à venir ou de progrès technologiques. Chacun de ces scénarios est fondé sur un ensemble d'hypothèses cohérentes entre elles et conçues pour confirmer d'éventuelles conclusions. Ils sont tous considérés comme plausibles et aucun plus probable qu'un autre.
Selon le scénario Maintien des tendances, les projections du scénario de référence s'étalent sur 15 années de plus, soit jusqu'en 2030.
Le scénario prospectif Triple-E suppose des visées assez élevées en matière de conservation à l'échelle planétaire. Il prévoit une croissance économique plus modérée en raison de compromis économico-environnementaux. La préférence est donnée aux combustibles plus verts, qu'il s'agisse par exemple des sources d'énergie renouvelable, du nucléaire ou du gaz naturel, et d'un prix sur les émissions de CO2. En 2030, c'est ce scénario qui est à l'origine des prix de l'énergie les plus bas pour les producteurs. Une telle situation découle d'une collaboration entre les pays, ouvrant la voie à d'abondants approvisionnements énergétiques partout dans le monde, ainsi que de programmes exhaustifs de gestion de la consommation à l'origine d'un ralentissement de la croissance de la demande d'énergie.
Le scénario des Îles fortifiées est axé sur la continuité des approvisionnements en Amérique du Nord. C'est dans un tel cadre que la croissance économique est la plus faible et que les prix de l'énergie sont les plus élevés. Cette combinaison de facteurs découle d'un sentiment d'insécurité dans le monde, alors que des tensions d'ordre géopolitique continuent de faire obstacle à l'accès à des sources d'énergie peu coûteuse sur la planète. L'accent est placé sur la mise en valeur des sources d'énergie à l'intérieur des limites du territoire.
Encore une fois, l'évolution envisagée pour ces différents scénarios est le résultat de discussions de fond avec des spécialistes du domaine de l'énergie, à l'ONÉ et ailleurs. Les séances de consultation pancanadiennes ont permis de les nuancer encore davantage.
Les prix de l'énergie sont plus élevés que jamais, quel que soit le scénario.
Compte tenu du fait qu'il y a cinq ans, le baril de pétrole coûtait 26 $US et qu'il se transige actuellement dans les 100 $, il est clair qu'il serait téméraire de faire des prédictions à long terme quant aux prix de l'énergie. Néanmoins, il a fallu que nous avancions certaines hypothèses sur les prix annuels moyens à des fins de modélisation.
Deux des scénarios prospectifs entrevoient des prix inférieurs à ceux que les Canadiens doivent payer actuellement, soit les scénarios Triple‑E et Maintien des tendances. Selon le scénario des Îles fortifiées, la population canadienne peut s'attendre à payer encore plus cher l'énergie qu'elle consomme.
Comme le veut la norme et compte tenu du fait que les prix sont établis sur le marché mondial, les prix sont précisés en dollars américains.
Le Canada dispose encore d'énormes ressources de gaz naturel (colonnes foncées), quel que soit le scénario prospectif envisagé. La quantité de ressources qui seraient produites de 2005 à 2030 est également indiquée.
Au cours de la période de projection, on continue à mettre l'accent sur les ressources classiques dans l'Ouest canadien et les ressources non classiques.
Le méthane de houille prend une importance croissante, surtout lorsque les prix sont élevés, mais l'exploitation des autres ressources non classiques et de celles des régions pionnières fait face à de l'incertitude, ainsi qu'à la longue durée d'installation et au coût élevé de l'infrastructure nécessaire au raccordement des puits éloignés.
En conséquence, la production de gaz canadien diminue dans deux des trois scénarios prospectifs. Or tous les scénarios prévoient une croissance de la demande de gaz canadien. L'accroissement de l'exploitation des sables bitumineux est l'une des importantes sources de croissance de cette demande.
Selon le scénario de référence, la production de gaz est relativement égale jusqu'en 2010, puis elle commence à baisser graduellement à partir de cette année-là. La production de méthane de houille (MH) devrait atteindre 2 milliards de pieds cubes par jour d'ici 2015.
Dans les régions pionnières, le projet Deep Panuke au large de la Nouvelle-Écosse devrait entrer en production en 2010 alors que l'entrée en production du projet gazier Mackenzie est prévue pour 2014.
Selon le scénario Maintien des tendances, la production de gaz continue à baisser dans l'Ouest canadien. L'offre intérieure de gaz décroît progressivement presque de moitié pendant cette période.
Selon le scénario Triple-E par contre, d'abondantes importations de GNL font baisser les prix du gaz. La production intérieure de gaz diminue car certaines ressources classiques et non classiques plus coûteuses deviennent moins rentables.
Selon le scénario Îles fortifiées, les prix élevés entraînent une forte mise en valeur du gaz canadien et le développement des sources non classiques et en régions pionnières est intense.
Le gaz classique de l'Ouest canadien demeure la principale composante de l'approvisionnement, mais accuse une baisse dans tous les scénarios prospectifs. Les réserves classiques recèlent encore d'importantes quantités de gaz (134 trillions de pieds cubes). Les nouveaux puits de gaz classique sont en moyenne moins productifs que ceux découverts par le passé, de sorte que des efforts et des coûts de forage similaires donnent des résultats moindres.
Le gaz non classique de l'Ouest canadien englobe le méthane de houille, le gaz de réservoir étanche et le gaz de schistes. La production de méthane de houille atteint une intensité maximale de 1,6 milliard de pieds cubes par jour selon les scénarios Maintien des tendances et Triple-E et de 3,5 milliards de pieds cubes par jour selon le scénario Îles fortifiées (2020).
Le gaz de réservoir étanche représente un peu plus de 10 % de la production totale.
Le gaz de schistes compte pour environ 1 % de la production en Maintien des tendances et en Triple-E. Il représente plus selon le scénario Îles fortifiées, soit environ 4 %. Au moment de la rédaction du rapport, très peu de renseignements étaient disponibles sur le rôle du gaz de schistes au Canada. Depuis, il y a eu de nombreux communiqués à propos des travaux en Colombie-Britannique, en Alberta et au Québec, ce qui pourrait accroître la production prévue de gaz de schistes.
Jusqu'en 2013, le gaz produit dans les régions pionnières provient de la côte Est seulement.
Le gaz de la vallée du Mackenzie devient disponible en 2014 selon les scénarios Maintien des tendances et Îles fortifiées. La concrétisation de cette prévision dépend du processus de réglementation en cours, du calendrier des travaux et des décisions d'entreprise.
D'ici 2017, la production pétrolière tirée des projets qui existent au large de Terre-Neuve sera terminée et il sera possible d'utiliser les ressources gazières associées.
Le scénario des Îles fortifiées englobe le gaz du large des côtes du Labrador et des îles de l'Arctique de l'Ouest.
Les projets de GNL dans le Canada atlantique, au Québec et en Colombie-Britannique sont à divers stades d'examen. Les importations de GNL débutent en 2009 et trois terminaux sont en exploitation d'ici 2015. En Maintien des tendances, un quatrième terminal s'ajoute aux autres et l'utilisation augmente pour se stabiliser à un peu plus de 2 milliards de pieds cubes par jour.
Selon le scénario Triple-E, les importations de gaz naturel comptent pour plus du double des importations en Maintien des tendances. Le scénario suppose que d'ici 2021, sept terminaux seront en exploitation et que d'ici 2030, les importations de GNL seront presque égales à la production intérieure de gaz naturel.
Selon le scénario des Îles fortifiées, l'instabilité des conditions d'investissement et les échanges commerciaux limités à l'international forcent l'Amérique du Nord à être autosuffisante au chapitre de l'approvisionnement en gaz et à n'importer que de petites quantités de GNL (aucune importation ne passant par le Canada après 2015).
La demande de gaz au Canada augmente à un rythme régulier jusqu'en 2015, surtout en raison de l'utilisation croissante du gaz pour l'exploitation des sables bitumineux et la production d'électricité.
En Amérique du Nord, le prix du gaz sur les marchés est demeuré à 7 $, le niveau de prix prévu dans les scénarios de référence et Maintien des tendances. L'économie continue d'énergie et les progrès technologiques favorisent les consommateurs d'énergie, bien que les percées technologiques soient peu probables au cours de la période visée. Il est prévu que seulement un nombre limité de projets de sables bitumineux utilisent des combustibles de remplacement d'ici 2015. L'accroissement du commerce des GNL réduira probablement les différences de prix entre les différentes sources de gaz partout dans le monde.
Des trois scénarios, c'est avec le maintien des tendances que la demande de gaz est la plus élevée, en raison de la croissance économique qui demeure élevée et des prix relativement abordables de l'énergie.
Selon le scénario Triple-E, les prix plus bas de l'énergie stimulent la demande plus que dans le scénario Îles fortifiées, mais le climat propice aux investissements et les normes environnementales sévères incitent les industries consommatrices d'énergie à s'installer à l'extérieur. Entre 2016 et 2030, il est prévu que la demande de gaz au Canada augmente de 2,4 milliards de pieds cubes par jour, ce qui ne représente que les deux tiers de l'augmentation prévue en Maintien des tendances.
C'est selon le scénario Îles fortifiées que la demande de gaz est la plus faible, puisque les prix élevés de l'énergie encouragent l'économie d'énergie et que le ralentissement de la croissance économique diminue les besoins en énergie. L'exploitation amoindrie des sables bitumineux exige moins de combustible. La demande intérieure de gaz n'augmente que d'un milliard et demi de pieds cubes par jour au cours de cette période.
Puisque la demande de gaz au Canada augmente dans tous les scénarios et que la production reste stable ou diminue dans les scénarios de référence, Maintien des tendances et Triple-E, l'équilibre entre l'offre et la demande se resserre considérablement.
La différence entre l'offre et la demande au Canada est illustrée ici en exportations potentielles nettes de gaz. Toute réduction au niveau des exportations nettes de gaz hors du Canada devrait être compensée par l'augmentation des importations de GNL aux États-Unis.
Dans le scénario Îles fortifiées, les exportations nettes de gaz dépassent les niveaux actuels pour la plus grande partie de la période visée.
Dans le scénario Maintien des tendances, les résultats sont semblables à ceux du scénario Pression de l'offre, présenté dans le dernier rapport, et les résultats du scénario Îles fortifiées semblables au scénario Techno-Vert du même rapport.
L'analyse de l'avenir énergétique a mis à découvert un nombre d'enjeux clés et d'incertitudes sur les marchés du gaz naturel – c'est ce que nous appelons « éventualités ».
À la suite de l'analyse effectuée dans le cadre du projet Avenir énergétique, le sentiment des gens dans l'industrie est devenu beaucoup plus négatif envers le forage de puits de gaz dans l'Ouest canadien, en Alberta en particulier. Leurs préoccupations à propos de la hausse des coûts, du ramollissement des prix du gaz, de la meilleure rentabilité du pétrole et de la modification des taux de redevances de l'Alberta ont entraîné un ralentissement des investissements pour la mise en valeur des gisements gaziers. Combien de temps cela pourrait durer et quelles seraient les répercussions des baisses de la production canadienne? Nul ne le sait.
Depuis le milieu de 2007, il y a une pénurie mondiale de GNL et les marchés asiatiques et européens sont disposés à surenchérir sur le marché nord-américain pour les cargaisons de réserve durant les périodes de pointe. D'après les nouveaux projets qui devraient être lancés entre 2008 et 2010, l'approvisionnement de GNL pourrait augmenter près de 50 pour cent subitement. Une importante proportion de cela pourrait provenir de l'Amérique du Nord, surtout durant les mois d'été. Toutefois, les offres de GNL sont assujetties aux conditions du marché mondial; ces conditions déterminent la destination du gaz au moment de la livraison.
Cela fait des décennies qu'il existe des projets pipeliniers visant à accéder au gaz dans le delta du Mackenzie et en Alaska. Récemment, TransCanada PipeLines a été sélectionnée en vertu de la Gas Inducement Act de l'Alaska pour lancer un appel de soumissions et recevoir un appui financier pour entreprendre le processus de réglementation. Depuis, BP et ConocoPhillips ont annoncé une proposition distincte pour expédier le gaz de l'Alaska vers les marchés de l'Ouest canadien. L'incidence que cela pourrait avoir sur le projet de gazoduc du Mackenzie n'est pas encore claire.
En ce qui à trait à la demande, il y a une grande incertitude concernant les sables bitumineux, un marché clé. Environ trois quarts de la ressource sont à une trop grande profondeur pour une exploitation en surface; elle doit donc être réchauffée sous terre afin de permettre au bitume de couler vers les puits horizontaux. Bien que cela consomme beaucoup plus d'énergie, il est également possible de recourir à des combustibles de remplacement : un certain nombre de technologies à cet effet sont en train d'être évaluées.
Et parlons finalement de la production d'électricité au gaz naturel. Il y a peu de solutions de rechange à la souplesse en matière d'exploitation, à la facilité du choix d'emplacement, à la construction rapide et aux dépenses en immobilisations initiales peu élevées qui sont associées aux installations de production au gaz naturel, surtout si le réseau électrique exige qu'une source auxiliaire d'énergie se trouve proche d'une installation éolienne éloignée. Il est bien possible que le charbon épuré remplace les ajouts supplémentaires de gaz à l'avenir, mais le coût incertain d'une nouvelle technologie et les émissions futures ont ralenti son développement.
Le regard tourné vers l'avenir, nous avons relevé un nombre de sujets que nous allons étudier davantage et sur lesquels nous publierons des rapports distincts au cours des prochaines années.
Selon la décision de l'Office, il se peut que le scénario de référence soit mis à jour tous les deux ans environ.
Quelques-uns des travaux que nous comptons entreprendre à l'avenir porteront sur l'évaluation des ressources dans différentes régions au Canada.
Tous ces travaux seront à la fois annoncés à l'avance et publiés, une fois terminés, sur le site Web de l'Office, où vous pouvez tout obtenir gratuitement.
Je vous remercie de votre attention et je vais maintenant répondre à vos questions.