
Présenté par
Roland R. George
Membre
Office national de l'énergie
Natural Gas in North America: Markets and Security
(Gaz naturel en Amérique du Nord : marchés et sécurité)
Baker Institute et Center for Energy Economics, Houston, Texas
16 novembre 2007
L'Office national de l'énergie a pour mandat de surveiller l'offre et la demande sur les marchés au Canada et de fournir aux Canadiens de l'information à ce sujet. C'est d'ailleurs là l'objet du rapport sur L'avenir énergétique du Canada.
Le rapport présente un ensemble complet de perspectives sur l'offre et la demande énergétiques pour les années 2005 à 2030. Nous menons de telles études depuis 1967, plus ou moins tous les quatre ans. La version actuelle présente l'analyse d'un scénario de référence qui va de 2005 à 2015, puis celle de trois scénarios prospectifs se prolongeant jusqu'en 2030.
Voici les principaux objectifs visés par le rapport.
Il importe de souligner l'immense effort de consultation à l'origine de ce rapport. En effet, plus de 250 spécialistes du domaine de l'énergie ont été consultés et deux séries de séances de discussion pancanadiennes ont été menées avec des représentants de l'industrie, des gouvernements provinciaux et fédéral, du monde universitaire, des ONG, des Premières nations et d'autres Canadiens intéressés.
À partir de l'information recueillie, de nos propres analyses et de notre degré de compréhension de la question à l'étude, nous avons eu recours à différents modèles économiques et géologiques en vue d'obtenir des projections quantitatives de l'offre et de la demande d'énergie au Canada.
Le rapport de 2007 comporte un scénario de référence ainsi que des scénarios prospectifs. Une telle approche vise à intéresser un grand nombre de parties prenantes. Le scénario de référence porte sur une période jugée à court ou moyen terme. Dans l'ensemble, le degré de certitude est inversement proportionnel au temps; en d'autres termes, plus l'avenir est immédiat, plus il est certain. Par conséquent, le scénario de référence, s'il est défini comme le plus probable, est le plus certain à court terme. Les scénarios prospectifs sont, comme leur nom l'indique, plus incertains et portent sur le long terme.
Scénarios prospectifs
Les scénarios prospectifs ont été mis au point avec la collaboration des parties prenantes du secteur énergétique canadien, dans le cadre de séances de consultation.
Prix de l'énergie
La demande totale d'énergie secondaire (pour utilisation finale) au Canada a augmenté en moyenne de 1,8 % par année entre 1990 et 2004. C'est le pourcentage dont tient compte le scénario de référence pour les années 2004 à 2015. Malgré des prix plus élevés pour le pétrole et le gaz pendant la période à l'étude, les attentes sont à l'effet que la demande d'énergie demeurera robuste alors que le revenu et le PIB continueront d'exercer une pression vers le haut sur la demande de biens et de services en rapport avec l'énergie.
La demande énergétique s'accroît dans les trois scénarios prospectifs, à un taux de 0,3 % à 1,4 % par année selon le cas, ce qui constitue une légère baisse par rapport au scénario de référence qui suppose une croissance de 1,8 % par année de 2004 à 2015. Cela est attribuable à un ralentissement de la croissance économique dans les trois scénarios prospectifs.
La croissance de la demande énergétique varie de 0,3 % à 1,4 % par année dans les trois scénarios prospectifs. Étant donné que le scénario du Maintien des tendances est un prolongement du scénario de référence jusqu'en 2030, il est fondé sur les mêmes hypothèses : il maintient les tendances historiques récentes. Cependant, au fil des ans jusqu'en 2030, la croissance économique et démographique ainsi que le revenu disponible des particuliers ralentissent légèrement. Il en résulte un taux de croissance de la demande énergétique qui chute à 1,4 % par année en Maintien des tendances.
C'est en Triple-E que la croissance la plus faible de la demande d'énergie se manifeste, ce qui s'explique par le grand nombre de politiques et de programmes de gestion de la consommation visant à favoriser l'efficacité énergétique et par diverses influences d'ordre environnemental.
La demande totale d'énergie croît de 0,7 % par année en Îles fortifiées. Ce scénario est caractérisé par une croissance économique plus faible et des prix des produits de base plus élevés, deux éléments qui vont dans le sens d'un ralentissement de la demande totale d'énergie comparativement au Maintien des tendances et aux taux historiques en raison de l'effet modérateur du revenu et des prix.
Par rapport aux niveaux actuels, il est prévu que la production totale de pétrole brut au Canada augmentera, dans le scénario de référence ainsi que dans les trois scénarios prospectifs. Cependant, ce ne sont pas toutes les sources d'approvisionnement qui contribuent à cette augmentation.
Quel que soit le scénario, la production de pétrole classique diminue. De son niveau actuel de 1,2 million de barils par jour, elle pourrait même régresser jusqu'à 0,4 million de barils par jour d'après le scénario prospectif Triple-E. La production sur la côte Est, actuellement de 0,31 million de barils par jour, passe à 0,4 million de barils par jour dans le scénario de référence, mais pour ensuite régresser, jusqu'à aussi peu que 0,044 million de barils par jour en Triple-E.
La production tirée des sables bitumineux augmente dans tous les cas, jusqu'à atteindre 4,9 millions de barils par jour pour les Îles fortifiées.
Ainsi, le scénario de référence prévoit une augmentation de la production tant sur la côte Est que dans la région des sables bitumineux. En Maintien des tendances, sur la côte Est, la production commence à décliner en 2015 après avoir atteint des niveaux élevés.
En Triple-E, il y a ralentissement de la croissance de la production tirée des sables bitumineux de même qu'un repli plus rapide de celle sur la côte Est. Ces mouvements sont le résultat direct des prix inférieurs du pétrole et des coûts associés à la prise de mesures de protection de l'environnement. Les prix plus faibles envisagés dans ce scénario prospectif ne favorisent nullement la mise en valeur de gisements marginaux, ce qui a des incidences qui se remarquent particulièrement au large de la côte Est ainsi que dans la région des sables bitumineux. Dans ce scénario, il existe deux barèmes de prix : les producteurs paient un prix plus faible pour les produits de base et, après livraison aux consommateurs, ces prix sont plus élevés selon la teneur en CO2.
Selon le scénario des Îles fortifiées, les prix élevés du pétrole et la préférence accordée aux sources d'approvisionnement intérieures rehaussent encore plus la production tirée des sables bitumineux. Par ailleurs, il y a ralentissement du déclin de la production sur la côte Est avec la mise en valeur de gisements satellites.
La croissance remarquable de l'offre provenant de la région des sables bitumineux suppose l'ouverture de marchés et l'élargissement des infrastructures de transport en temps opportun.
D'une offre accrue de pétrole brut découle une hausse des exportations pétrolières.
Le Canada est un exportateur net de pétrole brut et le plus important fournisseur de ce produit aux États-Unis. Malgré une certaine expansion de la capacité de raffinage au Canada, l'offre intérieure dépasse considérablement la demande, sauf en Triple-E.
En Maintien des tendances, le total des exportations atteint 3,4 Mb/j en 2030 et 4,4 Mb/j en Îles fortifiées.
Légende : D=découvertes et P=produites.
J'aimerais d'abord parler du gaz naturel. Je ferai allusion aux travaux effectués par le Secteur des produits de l'ONÉ dans le cadre des études de l'offre et de la demande.
Le Canada compte d'importantes réserves de gaz naturel.
Le bassin sédimentaire de l'Ouest canadien, qui s'étend de la pointe sud-est du Yukon jusqu'au Manitoba, est le plus important bassin du Canada. Du gaz naturel est extrait de cette région depuis le début des années 1900 (la ville de Medecine Hat, qui disait souvent que son sous-sol donnait directement sur l'enfer, a été l'une des premières localités nord-américaines à offrir l'éclairage au gaz naturel au début des années 1900).
Le potentiel total du Canada est de 577 Tpi3. Environ 156 Tpi3 de ce volume a déjà été produit. Le Canada produit actuellement 5,8 Tpi3 de gaz naturel par année (la moitié de ce volume est exportée) : un potentiel amplement suffisant pour l'avenir. Il faut toutefois souligner que ce gaz se trouve en grande partie dans le Grand Nord et au large des Grands bancs.
Potentiel ultime : Estimation du volume des réserves récupérables ou commercialisables, selon les perspectives géologiques de la région et les progrès technologiques prévus.
Selon les divers scénarios prospectifs, le prix du gaz naturel est de 5,50 $, 7 $ ou 12 $.
Si les activités de forage reviennent aux niveaux de 2005-2006 (environ 18 000 puits de gaz forés par année), le déclin correspondra aux prix moyens (2007 = 12 000; 2008 = 15 000).
Cependant, si les activités de forage ralentissent aux niveaux de la fin des années 1990, (environ 8000 puits de gaz forés par année), les prix seront faibles.
Si les activités de forage s'intensifient jusqu'à atteindre 25 000 puits de gaz forés par année, et que les réserves non classiques et extracôtières sont mises en valeur de manière énergique, les prix seront élevés.
Le gaz classique de l'Ouest du Canada demeure la principale composante de l'approvisionnement, mais accuse une baisse dans tous les scénarios prospectifs. Les réserves classiques recèlent encore d'importantes quantités de gaz (134 Tpi3). Les nouveaux puits de gaz classiques sont en moyenne moins productifs que ceux découverts par le passé, de sorte que des efforts de forage et des coûts similaires donnent des résultats moindres.
Le gaz non classique de l'Ouest canadien englobe le méthane de houille, le gaz de réservoir étanche et le gaz de schistes. La production de méthane de houille atteint un sommet à 1,6 Gpi3, lorsque les prix sont médians, et elle atteint 3,5 Gpi3 lorsque les prix sont élevés (2020).
Le gaz de réservoir étanche représente un peu plus de 10 % de la production totale.
Le gaz de schistes compte pour environ 1 % de la production en Maintien des tendances et en Triple-E, et pour environ 4 % en Îles fortifiées.
Jusqu'en 2011, la production tirée des régions extracôtières provient de la côte Est seulement.
Le gaz de la vallée du Mackenzie devient disponible en 2014 en Maintien des tendances et en Îles fortifiées. La concrétisation de cette supposition dépend du processus de réglementation en cours, de même que des décisions d'entreprise des demandeurs et des échéanciers qui en découleraient.
D'ici 2017, la production pétrolière tirée des projets en cours au large de Terre-Neuve est suffisante et il est dorénavant possible d'accéder au gaz associé (Labrador).
Le scénario des Îles fortifiées englobe le gaz du large des côtes du Labrador et de l'Arctique de l'Ouest.
Les projets de GNL dans le Canada atlantique, au Québec et en Colombie-Britannique sont à divers stades d'examen. Les importations de GNL débutent en 2009 et trois terminaux sont en exploitation en 2015. En Maintien des tendances, un quatrième terminal s'ajoute aux autres et l'utilisation augmentera pour se stabiliser à un peu plus de 2 Gpi3/j.
En Triple-E, les importations comptent pour plus du double des importations en Maintien des tendances. Le scénario suppose qu'en 2021, sept terminaux sont en exploitation et qu'en 2030, les importations de GNL sont presque égales à la production intérieure de gaz naturel.
En Îles fortifiées, l'instabilité des conditions d'investissement et les échanges commerciaux limités à l'international forcent l'Amérique du Nord à être autosuffisante au chapitre de l'approvisionnement en gaz et à n'importer que de petites quantités de GNL (aucune importation après 2015).
Pour évaluer le potentiel des exportations nettes de gaz, il faut faire le bilan de l'offre et de la demande canadienne de gaz. La demande canadienne de gaz naturel augmente dans tous les scénarios.
Avec la demande canadienne qui suit une tendance à la hausse et la production intérieure qui en suit une à la baisse, les exportations nettes risquent d'être négatives à la fin de la période de prévision.
Le déclin des exportations nettes ne signifie pas que les pipelines d'exportation essuieront des pertes importantes, car l'intensification du transport de GNL et de gaz de l'Alaska par l'entremise de l'Ouest du Canada pourrait contribuer à maintenir les volumes.
D'ambitieux programmes de gestion de la demande jumelés à une activité économique en baisse font en sorte que la demande se stabilise malgré les bas prix.
En Triple-E, la baisse des coûts d'approvisionnement est rendue possible grâce à une stratégie visant à réduire les coûts de l'offre gazière en se concentrant sur la mise en valeur de gaz canadien provenant de sources à plus faible coût, qu'elles soient classiques, non classiques ou situées dans des régions pionnières, tout en ajoutant aux approvisionnements par la voie d'importations de GNL, qui abonde.
En bout de ligne, l'approvisionnement réduit donne lieu à un recul des exportations nettes.
Puisque le marché américain s'approvisionne lui aussi grandement au moyen d'importations supplémentaires de GNL, il y a réduction graduelle des exportations de gaz naturel canadien vers les É.-U., ce qui va dans le sens des règles de comportement habituelles des marchés voulant que tous les participants profitent des coûts les moins élevés possibles.
Le scénario des Îles fortifiées est le seul qui suppose une augmentation de la production.
La progression de la demande de gaz au Canada est freinée par des prix de l'énergie plus élevés et une moins forte croissance économique.
Par conséquent, les exportations s'accroissent sur la majorité de la période.
En dernier lieu, j'aimerais parler des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les intervenants ont montré un grand intérêt lorsqu'il s'agissait de mieux comprendre comment réagiraient les émissions de GES dans le contexte des scénarios prospectifs avancés. Il faut savoir que nous devons nous en tenir aux émissions liées à la consommation d'énergie et que notre étude ne tient nullement compte des incidences des puits de carbone dans les milieux agricoles ou forestiers, ni non plus des répercussions d'éventuelles bourses de crédits d'émission. Par conséquent, notre analyse de l'avenir des émissions de GES au Canada est restrictive. Dans une large mesure, les émissions de GES suivent les tendances de la demande d'énergie, de sorte que leur croissance suit celle de la demande dans le scénario de référence comme dans presque tous les scénarios prospectifs.
Selon le scénario de référence, il est prévu que les émissions de GES s'accroîtront de 1,5 % par année, contre un taux historique de 1,7 % par année.
En Maintien des tendances, compte tenu d'une croissance économique moins rapide et donc d'une demande énergétique plus faible, la progression des émissions de GES ralentit à 1,2 % par année. Ce pourcentage passe à 0,6 % en Îles fortifiées, scénario où les prix de l'énergie sont élevés (ce qui favorise la conservation) et où la croissance économique est à son plus bas niveau.
C'est en Triple-E que survient le changement le plus manifeste, résultat d'une série de politiques et de programmes (plus ambitieux que ceux en vigueur à l'heure actuelle) visant l'atteinte d'un équilibre entre la consommation d'énergie, les effets environnementaux et la croissance économique. Les émissions de GES reculent alors de 0,1 % par année. Un tel recul est sans pareil dans l'histoire.
Quand les émissions de GES sont comparées au PIB, il est possible de constater des améliorations dans tous les scénarios, lesquelles améliorations correspondent à un remplacement continu des stocks existants (d'immeubles et de véhicules) par du nouveau matériel qui fait usage de technologies plus efficaces sur le plan de l'énergie.
Le recul enregistré en Triple-E ne permet d'atteindre qu'en partie l'objectif fixé par le gouvernement canadien d'une baisse de 20 % des émissions de GES d'ici 2020. Les diminutions supplémentaires devront provenir d'une évolution dans les choix des Canadiens par rapport à leur style de vie, de programmes de compression énergétique plus ambitieux et de la prise en compte d'une gamme complète de stratégies de réduction des GES.
J'aimerais maintenant résumer les grandes conclusions tirées.
Aucun dérapage n'est prévu sur les marchés canadiens de l'énergie alors que les prix de celle-ci permettent d'assurer un équilibre entre l'offre et la demande.
Les prix de l'énergie devraient demeurer plus élevés que leurs niveaux historiques en raison de facteurs internationaux agissant sur l'offre et la demande. Dans les scénarios prospectifs envisagés, le prix du baril de pétrole varie entre 35 US et 85 US en dollars de 2005 alors qu'il se situait à 20 US en 1990.
Malgré des prix de l'énergie plus élevés, une hausse de la demande est prévue, allant de pair avec la croissance économique. Les habitudes de consommation d'énergie dépendent dans une grande mesure de la composition des stocks existants de dispositifs consommant cette énergie, qu'il s'agisse par exemple des bâtiments, des appareils ménagers, des voitures ou des moteurs industriels. Au fil de leur rotation, les stocks seront remplacés par du nouveau matériel plus efficace et le degré d'efficacité énergétique sera toujours plus grand. Cette progression n'en sera que plus rapide avec l'arrivée de nouvelles technologies qui, en général, vont dans le sens d'une combustion plus propre. De telles améliorations au chapitre de l'efficacité permettent de contrebalancer en partie la croissance de la demande.
Les projets de gestion de la consommation joueront aussi un rôle de premier plan lorsqu'il s'agit d'endiguer cette croissance.
En présence de marchés de l'énergie qui fonctionnent bien, les signaux appropriés seront à l'origine d'une offre énergétique suffisante. D'après notre étude, les Canadiens disposeront d'approvisionnements suffisants pour répondre à leurs besoins.
Combustibles fossiles et sources d'énergie classiques continueront de dominer au chapitre des approvisionnements. Toutefois, les combustibles non fossiles et les hydrocarbures non classiques joueront un plus grand rôle.
La part grandissante des sables bitumineux illustre bien ce qui précède, mais ce type de production exigera des modifications en ce qui concerne le raffinage.
Les exportations d'énergie représentaient 20 % de l'ensemble des exportations canadiennes de biens et de services en 2005. Le total des exportations énergétiques nettes devrait augmenter pendant la période prospective. Cependant, les taux de croissance varient selon le produit de base et le scénario. Les exportations nettes de pétrole atteignent de nouveaux sommets sous la poussée de la production tirée des sables bitumineux. Les exportations d'électricité elles aussi augmentent. Celles de gaz naturel régressent de façon importante dans deux des trois scénarios prospectifs.
Le contrôle des émissions de GES découlant de la consommation d'énergie est le plus gros défi que doit actuellement relever la population canadienne.
Des améliorations notables sont constatées quant à la façon dont les Canadiens produisent et consomment de l'énergie. Toutefois, pour en arriver à des réductions plus palpables des émissions de GES, il faudrait que les Canadiens modifient leur style de vie et que soient mis en place des politiques et des programmes visant à comprimer la croissance au chapitre de la consommation d'énergie et à promouvoir l'adoption de combustibles plus propres.
Les nombreux obstacles relevés dans l'analyse peuvent tous être surmontés. Les « outils » pour y arriver regroupent notamment la technologie, la politique, des investissements appropriés, un engagement du public et une analyse de grande qualité visant à faciliter la prise de décisions en temps opportun.
À l'intérieur de la filière énergétique, la technologie peut offrir des solutions à de nombreux enjeux, qu'il s'agisse notamment de trouver des moyens de repousser les frontières de l'offre de ressources classiques ou d'améliorer l'efficacité énergétique.
Une politique intégrant les objectifs multiples de la croissance économique, de la pérennité de l'environnement et du développement du secteur énergétique représente une autre composante de grande importance. Afin d'atteindre de tels objectifs, les cadres de politique adoptés devront être intégrés à tous les niveaux de gouvernement et tenir compte des vastes différences régionales aux chapitres de l'énergie et des émissions, de l'évolution des réseaux d'approvisionnement énergétiques et des modifications de l'environnement sur la scène mondiale.
Des investissements majeurs sont requis pour la mise en valeur de nouvelles infrastructures et de nouvelles sources d'approvisionnement énergétique afin de contrer la croissance de la demande d'énergie ainsi que pour remplacer des installations vieillissantes.
Les investissements précités nécessiteront l'acceptation et l'engagement du public. Il faudra atteindre un équilibre entre acceptation du public et décisions devant être prises en temps opportun.
Les questions d'énergie étant toujours plus complexes et exigeant la prise de décisions en temps opportun, il faudra toujours plus d'analyses de qualité afin de faciliter cette prise de décisions. Nous espérons que l'analyse proposée dans ce rapport est un pas dans la bonne direction.
J'aimerais maintenant résumer les principaux résultats tirés des grandes conclusions.
Certes, l'analyse a mis en lumière de nombreux obstacles, mais ils peuvent être surmontés à l'aide de la technologie, de politiques, d'investissements suffisants, de la participation du public et d'analyses de qualité qui facilitent la prise de décision en temps opportun.
À l'intérieur de la filière énergétique, la technologie peut offrir des solutions à de nombreux enjeux, notamment pour repousser les frontières de l'offre de ressources classiques et réaliser des améliorations sur le plan de l'efficacité énergétique.
Une autre composante importante est une politique pour favoriser l'optimisation des objectifs multiples de la croissance économique, de la durabilité de l'environnement et du développement du secteur énergétique. Des cadres de politique souples s'étendant au-delà des frontières provinciales devront être définis de façon à tenir compte des vastes différences régionales au chapitre de l'énergie et des émissions, de l'évolution des réseaux d'approvisionnement en énergie et des modifications de l'environnement sur la scène mondiale. Ce sont là les éléments d'une politique « intelligente ».
Des investissements majeurs sont requis pour la mise en valeur de nouvelles sources d'énergie et aussi pour répondre à la croissance de la demande d'énergie ainsi que pour remplacer des infrastructures vieillissantes.
Le public devra accepter ces investissements et y participer. Il faudra atteindre un équilibre entre l'acceptation du public et le besoin de rendre des décisions en temps opportun.
Les questions d'énergie étant toujours plus complexes et exigeant la prise de décisions en temps opportun, le besoin d'obtenir de l'information et des analyses de qualité est grandissant, afin de permettre à toutes les parties prenantes de prendre de bonnes décisions. Nous osons espérer que l'analyse de l'offre et de la demande effectuée dans le cadre du rapport sur L'avenir énergétique du Canada est un pas dans cette direction.
Nous allons maintenant répondre à vos questions.