
Atelier de 2008 - L'avenir énergétique du Canada
Séance 3B
Capture et stockage de CO2
Ottawa (Ontario)
Présenté par
Tara Smolak
Adjointe au Chef de projet
Office national de l'énergie
22 janvier 2008
Bonjour. Je m'appelle Tara Smolak et j'étais adjointe au chef du projet du Rapport sur l'avenir énergétique.
Je vais tout d'abord vous présenter les conférenciers qui se joignent à nous aujourd'hui :
Nous avons prévu environ une heure et demie pour cette séance, qui a pour but de faire un survol de la CSC au Canada et à l'étranger.
Je commencerai par un bref résumé de la façon dont nous avons analysé la CSC pour les besoins du Rapport sur l'avenir énergétique, après quoi je céderai la parole à nos conférenciers pour une vingtaine de minutes chacun. Leurs exposés serviront de complément d'information au contenu du rapport et/ou présenteront des points de vue différents. Nous avons prévu une période de questions de 15 à 20 minutes à la fin de la séance. Comme il s'agit d'une des dernières séances de la journée, je vous prierais de poser vos questions seulement après que tous les conférenciers auront terminé leur exposé afin de respecter l'horaire prévu.
Je profite de l'occasion pour vous demander de bien vouloir remplir la carte de commentaires qui se trouvait dans votre trousse d'inscription. Nous prenons très au sérieux toutes les observations qui nous sont présentées, alors s'il y a des éléments du rapport ou de l'atelier qui vous ont plu, ou le contraire, n'hésitez pas à nous en faire part.
La capture et le stockage du CO2 comportent trois étapes différentes. En premier lieu, on capture le CO2 dégagé par une installation industrielle qui en produit en quantités importantes. Une centrale électrique sert d'exemple dans le diagramme, mais d'autres processus industriels se prêtent également bien à la capture de CO2. Le CO2 capturé est ensuite comprimé pour qu'il soit plus facilement transportable.
La deuxième étape est celle du transport pour les besoins de stockage, soit par pipeline soit dans une citerne.
Le stockage constitue la dernière étape. On peut stocker le CO2 dans différents milieux :
Le stockage dans les formations géologiques offre le plus de potentiel.
Dans le scénario Triple-E, l'ONÉ a supposé qu'un pipeline d'ossature sera construit dans l'Ouest canadien pour raccorder les installations industrielles produisant beaucoup de CO2 dans la province à des lieux de stockage géologique.
Ce scénario comporte tous les éléments nécessaires pour la création d'un environnement où la capture et le stockage à grande échelle sont possibles :
Le réseau de capture et de stockage de CO2 est situé dans l'Ouest canadien pour différentes raisons :
Selon le scénario Triple-E, à la fin de la période visée, près de 30 Mt de CO2 seront capturées annuellement. Au cours des premières années, toutes les émissions de GES ainsi capturées sont utilisées pour la RAH. Cette activité plafonne en 2017 puis régresse jusqu'à la fin de la période de projection. Le total des émissions de GES utilisées pour la RAH durant la période s'élève à 230 Mt. Vers la fin de la période , l'offre d'émissions de GES capturée supplante la demande d'hydrocarbures obtenus par récupération assistée. Il est alors supposé que les émissions de GES « excédentaires » sont stockée sans pouvoir permettre de générer de profits liés à la RAH et qu'ils constituent le « prix sur le CO2 ». Ce prix, durant la deuxième partie de la période de projection, permet à ce comportement de subsister étant donné que l'industrie préférera l'éviter.
Il y a un certain nombre d'occasions et défis associés à la capture et le stockage du CO2. Aujourd'hui, les présentateurs invités nous donneront leur point de vue sur ces sujets.