
Atelier de 2008 - L'avenir énergétique du Canada
Séance 1B
Pleins feux sur les technologies émergentes ou de remplacement
Ottawa (Ontario)
Présenté par
John Bulger
Membre
Office national de l'énergie
22 janvier 2008
Bonjour. Je m'appelle John Bulger et je serai le modérateur de cette séance sur les technologies émergentes ou de remplacement.
Permettez-moi tout d'abord de vous présenter les spécialistes que nous accueillons ce matin.
Les technologies émergentes ou de remplacement sont des caractéristiques de premier plan de tous les scénarios de L'avenir énergétique du Canada. Les options fondamentales en matière d'énergie, à l'avenir comme aujourd'hui, sont les combustibles fossiles, le nucléaire et les énergies renouvelables.
Les technologies émergentes ou de remplacement constituent un secteur particulier, créé de façon quelque peu arbitraire afin de répondre à un besoin de modélisation d'un ensemble de technologies distinctes des technologies de production établies de longue date. Cette distinction ne signifie pas qu'il n'y a pas de chevauchements d'avantages technologiques et environnementaux d'une catégorie à l'autre et nous reconnaissons qu'il y a matière à débat; le rapport constate d'ailleurs le caractère « renouvelable » de l'hydroélectricité et l'avantage que représente la production d'énergie nucléaire sur le plan des GES. « Remplacement et émergentes » sont des concepts de modélisation utiles pour le regroupement d'un grand nombre de petits intervenants de l'industrie. La société mise énormément sur ces technologies. Cette séance a pour but d'examiner de quelle façon ces petites industries, notamment les parcs d'éoliennes et les producteurs de biocarburants, sont représentés dans L'avenir énergétique du Canada, et de passer en revue leur potentiel ultime dans un contexte de concurrence des marchés.
Le rapport traite de toutes les technologies, y compris les petites centrales et la récupération de la chaleur résiduaire.
La dynamique la plus intéressante constatée lors de la modélisation des technologies émergentes ou de remplacement dans L'avenir énergétique du Canada est que les technologies exercent leur influence dans tous les scénarios, mais pour différentes raisons.
En Maintien des tendances, la demande sans cesse croissante stimule la recherche de nouvelles sources de production. Étant donné que toutes les nouvelles formes de production sont plus coûteuses, l'éolien, de même que tous les modes de production concurrentiels, sont privilégiés.
En Triple-E, la politique de prix sur le carbone favorise le développement technologique. Non seulement assiste-t-on à une augmentation de la capacité totale installée (la capacité éolienne plafonne à 17 % par MW de puissance installée), mais la part du marché correspondante augmente elle aussi. Une demande inchangée coïncide avec une capacité installée croissante des technologies émergentes ou de remplacement, ce qui se traduit par beaucoup plus de possibilités d'exportation et de transfert.
Le scénario Triple-E inclut un apport de productions diverses d'importance mineure (houlomotrice, marémotrice, géothermique, etc.). Il faut bien noter que toutes ces technologies prennent appui sur une base très restreinte. Bien qu'elles prennent peu de place dans l'ensemble des modes de production, la modélisation permet de constater des taux de croissance exceptionnels, qui ne sont pas nécessairement visibles dans les graphiques sur la composition des combustibles. De plus, la production dite sur place (solaire, « géoéchange » et petites centrales de cogénération) figure dans le scénario. Enfin, l'apport des biocarburants dans le scénario Triple-E est environ le double de ce qu'il est dans les autres scénarios prospectifs.
Dans le scénario Îles fortifiées, l'économie est en récession, et par conséquent la demande stagne, sauf dans le secteur énergétique. Les prix élevés des produits énergétiques ainsi que les préoccupations relatives à la sûreté en matière d'énergie favorisent l'exploitation de toutes les ressources canadiennes, y compris les technologies émergentes ou de remplacement.
Bien que le scénario Triple-E soit le plus optimiste du point de vue des technologies émergentes ou de remplacement, il faut l'envisager dans le contexte d'un ensemble d'options de politique complémentaires entièrement intégrées pour apprécier pleinement son impact.
L'utilisation d'éthanol comme carburant pour le transport de passagers en est un bon exemple. L'essence à l'éthanol figure dans chaque scénario; c'est toutefois en Triple-E que le potentiel d'une politique sur les combustibles renouvelables est le plus évident. Premièrement, les investissements dans la recherche et le développement rehaussent l'efficience. Les nouvelles technologies permettent d'atteindre un mélange cible de 10 %. Deuxièmement, ce mélange de carburant fait tourner des moteurs plus efficients. Troisièmement, l'utilisation des véhicules est optimalisée. Quatrièmement, la réglementation, y compris les directives en matière de planification urbaine et de prix sur le carbone, influe sur la consommation. Enfin, les valeurs de la société intègrent des modes de vie durables sur le plan de l'environnement.
Un combustible renouvelable prometteur, tel l'éthanol, contribue pour environ 100 PJ à l'offre d'énergie. Il s'agit de presque dix fois plus qu'en 2004, une augmentation impressionnante. L'incidence globale de cette politique en termes de demande énergétique nationale totale et d'émissions de GES serait d'importance mineure. Dans le scénario, le jumelage de politiques complémentaires a un impact significatif. (Revenons à l'exemple du carburant pour le transport des passagers : une diminution nette de la consommation entre 2004 et 2030). L'analyse tient compte des questions de technologie, d'efficience, d'exploitation, de structure, d'organisation, de comportement et de sensibilisation. Tous les aspects ont été pris en considération dans la modélisation des technologies pour L'avenir énergétique du Canada.
Notre avenir énergétique est semé d'impondérables. Pour nous guider dans ce dédale d'éventualités que sont la disponibilité opérationnelle des technologies, les perspectives d'investissement et les facteurs externes qui peuvent influer sur les progrès technologiques, qui de mieux que les spécialistes que nous avons réunis aujourd'hui. L'ONÉ s'intéresse particulièrement aux commentaires concernant le traitement de ces impondérables dans les scénarios de L'avenir énergétique du Canada. J'invite maintenant David Layzell à présenter le premier exposé.
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Ce tableau présente quelques faits saillants sur les technologies émergentes ou de remplacement. De nombreuses technologies ont été modélisées et un grand nombre de projets, soit prévus soit éventuels, ont été considérés.
Les deuxìème et troisième colonnes permettent de constater l'augmentation de la part d'un combustible (% de l'ensemble) dans les installations de production d'électricité durant la période visée par les scénarios. La part de l'éolien est celle dont l'augmentation est la plus remarquable. L'ensemble des technologies émergentes ou de remplacement comprend de faibles contributions de la part des petites centrales hydroélectriques et des énergies houlomotrice et marémotrice, pour un total d'environ 1 %.
Les petites centrales de production sur place font partie du groupe de technologies émergentes ou de remplacement. Elles sont axées sur la demande. Cela comprend les énergies renouvelables et combustibles de rechange, qui sont présents dans tous les scénarios; leur contribution n'est toutefois importante qu'en Triple-E.
La technologie comprend petites centrales de cogénération, solaire thermique (3 200 MWt), solaire photovoltaïque (1 200 MW), et géoéchange (2 % du marché).
Ces renseignements sont tirés des annexes 2 (demande) et 5 (production d'électricité).