
Atelier de 2008 - L'avenir énergétique du Canada - Scénario de référence jusqu'à 2030 [PDF 1041 ko]
Atelier de 2008
L'avenir énergétique du Canada - Scénario de référence
et scénarios prospectifs jusqu'à 2030
Ottawa (Ontario)
Présenté par
Abha Bhargava
Chef d'équipe
Demande d'énergie, Secteur des produits
Office national de l'énergie
22 janvier 2008
J'entreprendrai l'exposé en présentant nos hypothèses clés, puis je poursuivrai avec les résultats quantitatifs obtenus et je terminerai par les grandes conclusions tirées.
Afin de pouvoir comprendre les résultats auxquels nous sommes parvenus, il faut bien cerner les hypothèses avancées en termes de prix d'énergie et de conditions économiques sous-jacents au scénario de référence et à chacun des scénarios prospectifs.
Les scénarios prospectifs se concentrent sur les incertitudes. Celles-ci sont le résultat de facteurs géopolitiques et économiques sur la scène mondiale, de tendances sociales, de décisions stratégiques à venir ou de progrès technologiques. Chacun de ces scénarios est fondé sur un ensemble d'hypothèses cohérentes entre elles et conçues pour tester nos conclusions. Ils sont tous considérés comme plausibles et aucun plus probable qu'un autre.
Encore une fois, l'évolution envisagée pour ces différents scénarios est le résultat de discussions de fond avec des spécialistes du domaine de l'énergie, à l'ONÉ et ailleurs. Les séances de consultation pancanadiennes ont permis de nuancer encore davantage.
Les prix de l'énergie sont supérieurs à ce qu'ils étaient, quel que soit le scénario.
Compte tenu du fait qu'il y a cinq ans, le baril de pétrole coûtait 26 US, qu'il coûtait 58 US au premier trimestre de cette année et qu'il se transige actuellement dans les 90 $, il est clair qu'il est téméraire de faire des prédictions à long terme quant aux prix de l'énergie. Néanmoins, il a fallu que nous avancions certaines hypothèses sur les prix annuels moyens à des fins de modélisation.
Deux des scénarios prospectifs entrevoient des prix inférieurs à ceux que les Canadiens doivent payer actuellement, soit en Triple-E et en Maintien des tendances. Selon le scénario des Îles fortifiées, la population canadienne peut s'attendre à payer encore plus cher l'énergie qu'elle consomme.
Comme le veut la norme et compte tenu du fait que les prix sont établis sur le marché mondial, les prix sont précisés en dollars américains.
Si le passé devait être garant de l'avenir, il faudrait s'attendre à ce que la demande d'énergie soit fortement influencée par les conditions économiques comme le taux de croissance du produit intérieur brut, le revenu disponible des particuliers, les données démographiques et sur la main-d'oeuvre ainsi que les variations à la structure même de l'économie.
Ce tableau sert à illustrer certains de ces facteurs.
Qu'il me suffise de dire ici que tous ces facteurs ont eu de profondes incidences sur les résultats que nous avons obtenus. Pour ce qui est du scénario de référence, puisqu'il prévoit la poursuite des taux de croissance historiques, c'est à un rythme élevé de 2,9 % par année que le PIB croît d'ici 2015.
À plus long terme, la progression envisagée selon les différents scénarios prospectifs varie, mais dans tous les cas elle est inférieure aux tendances actuelles, surtout en raison d'un recul de la croissance démographique. La décélération de la croissance démographique a d'importantes répercussions sur la possibilité de faire appel à une main-d'oeuvre appropriée et qualifiée afin de pouvoir répondre à une demande croissante dans tous les secteurs de l'économie. Cette tendance semble être internationale, mais elle est plus particulièrement marquée dans les pays développés.
Dans l'ensemble des scénarios, le taux de croissance du PIB varie entre 1,8 % et 2,5 % par année.
Suivant le scénario de référence, la croissance économique devrait être forte dans l'ensemble des provinces.
La croissance économique varie d'une région à l'autre selon le scénario envisagé. En Maintien des tendances, la part du PIB de chaque région ne change guère par rapport à ce qu'elle est actuellement. Un léger déplacement se fait du Canada Atlantique vers le centre du pays, en raison de la croissance plus lente du secteur des services dans les Maritimes par suite du ralentissement de la croissance démographique. En Triple-E, le déplacement de la croissance en faveur des provinces centrales traduit la croissance relativement forte du secteur manufacturier par suite de la demande robuste sur les marchés d'exportation. Le contraire se produit en Îles fortifiées, la faible demande sur les marchés d'exportation des produits manufacturés et les prix élevés du pétrole et du gaz naturel nuisant au rendement de ce secteur, tout en favorisant la prospérité des régions de production pétrolière et gazière.
La répartition géographique de la croissance économique influe sur les tendances de la demande énergétique globale, étant donné que certaines régions dépendent de certains combustibles plutôt que d'autres.
Pour ce qui est des résultats quantitatifs...
En réaction à la croissance économique et démographique, la demande d'énergie augmente dans le scénario de référence ainsi que dans les trois scénarios prospectifs.
Malgré des prix plus élevés pour le pétrole et le gaz, les attentes sont à l'effet que la demande d'énergie demeurera robuste alors que le revenu et le PIB continueront d'exercer une pression vers le haut sur la demande de biens et de services en rapport avec l'énergie. Dans le scénario de référence, la croissance se poursuit à un rythme rapide, selon le taux historique de 1,8 % par année.
À long terme, la croissance de la demande est moindre du fait du ralentissement économique. En Maintien des tendances, cette croissance se situe à 1,4 % par année.
Une plus faible croissance économique et la hausse des prix de l'énergie freinent à 0,7 % par année la progression de la demande énergétique en Îles fortifiées.
Toutefois, c'est en Triple-E que la croissance la plus faible de la demande d'énergie se manifeste alors que le recul des prix des produits de base est contrebalancé par un prix sur le CO2 s'appliquant à tous les combustibles fossiles en fonction de leur teneur en carbone. Nombre de politiques et de programmes de gestion de la consommation modèrent encore plus cette croissance.
L'intensité énergétique augmente de 1,1 % par année selon les scénarios de référence, Maintien des tendances et Îles fortifiées.
En Triple-E, elle croît à raison de 2,0 % par année.
Par rapport aux niveaux actuels, il est prévu que la production totale de pétrole brut au Canada augmentera, dans le scénario de référence ainsi que dans les trois scénarios prospectifs. Cependant, ce ne sont pas toutes les sources d'approvisionnement qui contribuent à cette augmentation.
Quel que soit le scénario, la production de pétrole classique diminue. De son niveau actuel de 1,2 million de barils par jour, elle pourrait même régresser jusqu'à 0,4 million de barils par jour d'après le scénario prospectif Triple-E. La production sur la côte Est, actuellement de 0,31 million de barils par jour, passe à 0,4 million de barils par jour dans le scénario de référence, mais pour ensuite régresser, jusqu'à aussi peu que 0,044 million de barils par jour en Triple-E.
La production tirée des sables bitumineux augmente dans tous les cas, jusqu'à atteindre 4,9 millions de barils par jour pour les Îles fortifiées.
Ainsi, le scénario de référence prévoit une augmentation de la production tant sur la côte Est que dans la région des sables bitumineux. En Maintien des tendances, sur la côte Est, la production commence à décliner en 2015 après avoir atteint des niveaux élevés.
En Triple-E, il y a ralentissement de la croissance de la production tirée des sables bitumineux de même qu'un repli plus rapide de celle sur la côte Est. Ces mouvements sont le résultat direct des prix inférieurs du pétrole et des coûts associés à la prise de mesures de protection de l'environnement. Les prix plus faibles envisagés dans ce scénario prospectif ne favorisent nullement la mise en valeur de gisements marginaux, ce qui a des incidences qui se remarquent particulièrement dans les zones extracôtières sur la côte Est ainsi que dans la région des sables bitumineux.
Selon le scénario des Îles fortifiées, les prix élevés du pétrole et la préférence accordée aux sources d'approvisionnement intérieures rehaussent encore plus la production tirée des sables bitumineux. Par ailleurs, il y a ralentissement du déclin de la production sur la côte Est avec la mise en valeur de gisements satellites.
La croissance remarquable de l'offre provenant de la région des sables bitumineux suppose l'ouverture de marchés et l'élargissement des infrastructures de transport en temps opportun.
D'une offre accrue de pétrole brut découle une hausse des exportations pétrolières.
Le Canada est exportateur net de pétrole brut et le plus important fournisseur de ce produit aux États-Unis.
Bien que la capacité de raffinage augmente quelque peu au Canada, l'offre est considérablement supérieure à la demande intérieure, sauf dans le scénario Triple-E.
Les exportations totalisent 3,4 Mb/j en 2030 selon le scénario Maintien des tendances, et 4,4 Mb/j d'après le scénario îles fortifiées.
Un des changements les plus importants anticipés du côté de l'offre est sans doute le déclin marqué de la production de gaz naturel dans le bassin sédimentaire de l'Ouest canadien.
Les prix médians pour le scénario de référence et en Maintien des tendances ne sont pas suffisamment élevés pour éviter un recul de la production gazière.
Toutefois, dans le cas des Îles fortifiées, les prix élevés sont à l'origine d'un accroissement de la production tirée du Nord, des régions extracôtières et des sources non classiques.
Compte tenu des faibles prix, la production en Triple-E régresse de façon abrupte. Cependant, l'afflux des importations de gaz naturel liquéfié fait contrepoids aux réductions constatées dans les bassins canadiens et, en 2030, permet de répondre à plus de la moitié des besoins au Canada.
C'est en comparant l'offre et la demande de gaz que l'on obtient le potentiel d'exportations nettes canadiennes.
La demande de gaz canadien augmente quel que soit le scénario.
En Îles fortifiées, les exportations nettes sont supérieures au niveau actuel pendant la plus grande partie de la période visée.
La production canadienne n'augmente cependant pas, voire décroît, en Maintien des tendances et Triple-E. Il s'ensuit un resserrement considérable de l'équilibre entre l'offre et la demande et, dans la dernière partie de la période visée, les importations de GNL dépassent les exportations de gaz naturel intérieur.
En Triple-E, le coût des approvisionnements diminue en raison du recours à des sources moins coûteuses, qu'elles soient classiques, non classiques ou des régions pionnières, tandis que la totalité des approvisionnements augmente grâce à l'importation de gaz naturel liquéfié, que l'on peut trouver en abondance.
Puisque le marché des États-Unis est lui aussi amplement approvisionné en GNL importé additionnel, une diminution graduelle des exportations de gaz naturel canadien vers ce pays serait normale puisqu'il s'agirait de l'option la moins coûteuse pour tous les participants au marché.
Les conditions de déséquilibre du marché comme celles qui sont nécessaires pour pouvoir invoquer une décision sur la proportionnalité sous le régime de l'ALÉNA ne sont pas en accord avec le faible coût, l'investissement international stable et l'efficience du marché qui constituent des prémisses du scénario Triple-E.
Pour sa part, au scénario Îles fortifiées correspond un environnement international instable, où les exportations de gaz naturel vers les États-Unis, en général, augmentent plutôt que de diminuer.
En se penchant sur les approvisionnements en électricité, la constatation est que la croissance de l'offre et de la demande électriques suit de près celle de l'économie. Elle progresse de plus de 25 % en Maintien des tendances tandis qu'elle est moins rapide dans les autres scénarios prospectifs.
Il est prévu que l'hydroélectricité continuera de dominer la composition du portefeuille des sources d'approvisionnement. Les technologies émergentes et de remplacement, notamment l'éolien, les petites centrales hydroélectriques et la biomasse, gagnent du terrain dans chacun des scénarios, mais puisqu'elles partent de peu, leur part demeure faible. En Triple-E, à l'échelle du pays, c'est une tranche qui se situe entre 13 % et 14 % de l'électricité produite qui provient de telles sources en 2030.
Il faut souligner, dans le scénario de référence, l'élimination graduelle du charbon en Ontario d'ici 2015. Ce combustible reprend de la vigueur avec l'adoption de technologies perfectionnées, comme la gazéification intégrée à cycle combiné, après 2015.
De nouvelles lignes de transport sont requises afin de répondre à la demande croissante d'électricité et compte tenu d'un élargissement de la production. Les échanges d'électricité, internationaux comme interprovinciaux, prennent de l'ampleur dans tous les cas.
Les graphiques montrent des hausses des transferts interprovinciaux et des exportations nettes d'électricité. Dans la plupart des cas, cette situation découle d'un ralentissement de la croissance de la demande intérieure. Moins la croissance de la demande est importante plus les hausses des exportations sont importantes.
Les scénarios IF et Triple E affichent des hausses des exportations canadiennes de 300 % en 2030.
Hypothèse est faite que tous les scénarios assument que de nouvelles capacités de transport seront construites pour faire face à cet ajout de production. Il est prévu que de nouvelles interconnexions interprovinciales et de nouvelles lignes de transport seront construites dans le but d'accroître la capacité de transfert.
Des exemples de projets de transport sont l'interconnexion entre l'Ontario et le Québec et la ligne internationale de transport entre l'Alberta et le Montana .
En dernier lieu, j'aimerais parler des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les intervenants ont montré un grand intérêt lorsqu'il s'agissait de mieux comprendre comment réagiraient les émissions de GES dans le contexte des scénarios prospectifs avancés. Il faut savoir que nous devons nous en tenir aux émissions liées à la consommation d'énergie et que notre étude ne tient nullement compte des incidences des puits de carbone dans les milieux agricoles ou forestiers, ni non plus des répercussions d'éventuelles bourses de crédits d'émission. Par conséquent, nous n'offrons qu'une analyse partielle de l'avenir des émissions de GES au Canada. Dans une large mesure, les émissions de GES suivent les tendances de la demande d'énergie, ce qui fait que leur croissance suit celle de la demande dans le scénario de référence comme dans presque tous les scénarios prospectifs.
Selon le scénario de référence, il est prévu que les émissions de GES s'accroîtront de 1,5 % par année, contre un taux historique de 1,7 % par année.
En Maintien des tendances, compte tenu d'une croissance économique moins rapide et donc d'une demande énergétique plus faible, la progression des émissions de GES ralentit à 1,2 % par année. Ce pourcentage passe à 0,6 % en Îles fortifiées, scénario où les prix de l'énergie sont élevés (ce qui favorise la conservation) et où la croissance économique est à son plus bas niveau.
C'est en Triple-E que survient le changement le plus manifeste, résultat d'une série de politiques et de programmes (plus ambitieux que ceux en vigueur à l'heure actuelle) visant l'atteinte d'un équilibre entre la consommation d'énergie, les effets environnementaux et la croissance économique. Les émissions de GES reculent alors de 0,1 % par année. Un tel recul est sans pareil dans l'histoire.
Quand les émissions de GES sont comparées au PIB, il est possible de constater des améliorations dans tous les scénarios, lesquelles améliorations correspondent à un remplacement continu des stocks existants (d'immeubles et de véhicules) par du nouveau matériel qui fait usage de technologies plus efficaces sur le plan de l'énergie. Il en résulte une baisse d'intensité des émissions, comme l'illustre le graphique de droite.
J'aimerais maintenant résumer les principales conclusions tirées.
Aucun dérapage n'est prévu sur les marchés canadiens de l'énergie alors que les prix de celle-ci permettent d'assurer un équilibre entre l'offre et la demande.
Les prix de l'énergie devraient demeurer plus élevés que leurs niveaux historiques en raison de facteurs internationaux agissant sur l'offre et la demande. Dans les scénarios prospectifs envisagés, le prix du baril de pétrole varie entre 35 US et 85 US en dollars de 2005 alors qu'il se situait à 20 US en 1990.
Malgré des prix de l'énergie plus élevés, une hausse de la demande est prévue, allant de pair avec la croissance économique. Les habitudes de consommation d'énergie dépendent dans une grande mesure de la composition des stocks existants de dispositifs consommant cette énergie, qu'il s'agisse par exemple des bâtiments, des appareils ménagers, des voitures ou des moteurs industriels. Au fil de leur rotation, les stocks seront remplacés par du nouveau matériel plus efficace et le degré d'efficacité énergétique sera toujours plus grand. Cette progression n'en sera que plus rapide avec l'arrivée de nouvelles technologies qui, en général, vont dans le sens d'une combustion plus propre. De telles améliorations au chapitre de l'efficacité permettent de contrebalancer en partie la croissance de la demande.
Les projets de gestion de la consommation joueront aussi un rôle de premier plan lorsqu'il s'agit d'endiguer cette croissance.
En présence de marchés de l'énergie qui fonctionnent bien, les signaux appropriés seront à l'origine d'une offre énergétique suffisante. D'après notre étude, les Canadiens disposeront d'approvisionnements suffisants pour répondre à leurs besoins.
Combustibles fossiles et sources d'énergie classiques continueront de dominer au chapitre des approvisionnements. Toutefois, les combustibles non fossiles et les hydrocarbures non classiques joueront un plus grand rôle.
La part grandissante des sables bitumineux illustre bien ce qui précède, mais ce type de production exigera des modifications en ce qui concerne le raffinage.
Les exportations d'énergie représentaient 20 % de l'ensemble des exportations canadiennes de biens et de services en 2005. Le total des exportations énergétiques nettes devrait augmenter pendant la période prospective. Cependant, les taux de croissance varient selon le produit de base et le scénario. Les exportations nettes de pétrole atteignent de nouveaux sommets sous la poussée de la production tirée des sables bitumineux. Les exportations d'électricité elles aussi augmentent. Celles de gaz naturel régressent de façon importante dans deux des trois scénarios prospectifs.
Le contrôle des émissions de GES découlant de la consommation d'énergie est le plus gros défi que doit actuellement relever la population canadienne.
Des améliorations notables sont constatées quant à la façon dont les Canadiens produisent et consomment de l'énergie. Toutefois, pour en arriver à des réductions plus palpables des émissions de GES, il faudrait que les Canadiens modifient leur style de vie et que soient mis en place des politiques et des programmes visant à contrôler la croissance au chapitre de la consommation d'énergie et à promouvoir l'adoption de combustibles plus propres.
Les nombreux obstacles relevés dans l'analyse peuvent tous être surmontés. Les « facteurs positifs » regroupent notamment la technologie, la politique, des investissements appropriés, un engagement du public et une analyse de grande qualité visant à faciliter la prise de décisions en temps opportun.
À l'intérieur de la filière énergétique, la technologie peut offrir des solutions à de nombreux enjeux, qu'il s'agisse notamment de trouver des moyens de repousser les frontières de l'offre de ressources classiques ou d'améliorer l'efficacité énergétique.
Une politique intégrant les objectifs multiples de la croissance économique, de la pérennité de l'environnement et du développement du secteur énergétique représente une autre composante de grande importance. Afin d'atteindre de tels objectifs, les cadres de politique adoptés devront être intégrés à tous les niveaux de gouvernement et tenir compte des vastes différences régionales aux chapitres de l'énergie et des émissions, de l'évolution des réseaux d'approvisionnement énergétiques et des modifications de l'environnement sur la scène mondiale.
Des investissements majeurs sont requis pour la mise en valeur de nouvelles infrastructures et de nouvelles sources d'approvisionnement énergétique afin de contrer la croissance de la demande d'énergie ainsi que pour remplacer des installations vieillissantes.
Les investissements précités nécessiteront l'acceptation et l'engagement du public. Il faudra atteindre un équilibre entre acceptation du public et décisions devant être prises en temps opportun.
Les questions d'énergie étant toujours plus complexes et exigeant la prise de décisions en temps opportun, il faudra toujours plus d'analyses de qualité afin de faciliter cette prise de décisions. Nous espérons que l'analyse proposée dans ce rapport est un pas dans la bonne direction.