Conférence et exposition internationales sur les pipelines 2014

Groupe d’experts - Vision nord-américaine de la réglementation
en ce qui concerne les systèmes de gestion de la sécurité
des pipelines de ressources énergétiques et la culture de sécurité

Peter Watson - Président et premier dirigeant de l’Office national de l’énergie
Lundi 29 septembre 2014

[L’allocution prononcée fait foi.]

Introduction
Mot d’ouverture, à caractère personnel - À ajouter par le président

Contexte
Cet après-midi, nous avons abordé l’importance des systèmes de gestion de la sécurité dans l’élaboration, la mise en œuvre et la surveillance de processus indispensables pour maîtriser les risques.

Il a par ailleurs été mentionné que les systèmes de gestion ne sont qu’une partie du tableau. L’autre facteur qui influe sur la sécurité et la protection de l’environnement est la culture de l’organisation.

Une récente étude commandée par l’Office portant sur plusieurs accidents industriels graves indique que la plupart des organisations que nous avons examinées disposent de systèmes de gestion ou de programmes de sécurité. Or, les programmes ne sont pas mis en œuvre efficacement. Ils ne sont pas non plus révisés régulièrement.

L’étude révèle que lorsque des accidents graves se produisent, il y a souvent une contradiction observable entre la vision et les politiques de l’entreprise d’une part, et la planification, la mise en œuvre, la surveillance et la révision d’autre part.

D’autres rapports sur les accidents industriels graves ont mis en lumière un modèle tout aussi troublant. L’engagement et les ressources nécessaires font défaut dans certaines cultures organisationnelles pour s’assurer que chaque personne fait passer la sécurité avant les pressions commerciales.

Apologie d’une culture de sécurité
L’analyse d’incidents survenus un peu partout sur la planète révèle clairement qu’une culture de sécurité insuffisante est un facteur clé dans la plupart des accidents ayant de lourdes conséquences.

Il est manifeste que les entreprises doivent établir une culture organisationnelle omniprésente dans laquelle la sécurité est une valeur fondamentale pour tout le personnel en tout temps.

La culture influe sur ce que les personnes voient, entendent, ressentent et expriment.

Plus important encore peut-être, elle a une incidence sur les décisions et les mesures prises à l’intérieur d’une organisation. Les comportements qui en découlent déterminent en fin de compte le bilan de sécurité.

En ce qui a trait à la culture, il a été avancé que les organisations ont tendance à émuler leurs dirigeants avec le temps. Certains ont suggéré que leadership et culture vont de pair.

À l’Office national de l’énergie, nous sommes d’accord sur ce point. La création, la gestion et la surveillance de la culture sont l’essence du leadership. C’est le cas, en particulier, dans les industries à risque élevé où les conséquences peuvent être catastrophiques.

Le sobriquet « chef de la culture » convient bien aux membres de la haute direction dans l’industrie pipelinière. Le plus haut poste de direction comporte d’importantes obligations. La personne qui l’occupe façonne et renforce une solide culture de sécurité selon laquelle l’entreprise est constamment à l’affût de ce qui pourrait l’empêcher d’assurer ses arrières.

Leadership en matière de sécurité
Le rôle d’un dirigeant commence par un engagement authentique. Cela veut dire comprendre les facteurs culturels qui influent sur la sécurité et les résultats en ce qui concerne la protection de l’environnement, et faire les investissements nécessaires.

Les dirigeants qui ont réussi à créer ou à améliorer une culture savent qu’il y a une grande différence entre appuyer une initiative et obtenir une transformation culturelle.

L’investissement requis de temps, d’énergie et de ressources signifie qu’il ne peut pas simplement s’agir d’un exercice intellectuel pour répondre à une quelconque norme minimale prescrite. Cela doit être une mission personnelle du chef à qui il incombe de promouvoir la culture et les valeurs à l’échelle de l’organisation.

Heureusement, il n’a pas à le faire seul.

Chaque dirigeant au sein de l’organisation a un rôle important à jouer dans la création d’une culture ou d’un changement culturel.

Les dirigeants à tous les niveaux exercent une forte influence. Le chef de la direction, le personnel de la haute direction, les membres des équipes de gestion et les superviseurs doivent épouser la culture et les valeurs souhaitées dans leurs actions et leurs décisions.

Dans notre énoncé sur la culture de sécurité publié récemment, nous avons souligné que l’engagement de la direction en ce sens est un moyen clé pour prévenir les accidents graves.

Nous avons décrit cette couche de protection contre les événements catastrophiques de la manière suivante :

La sécurité est une valeur organisationnelle démontrée par un engagement authentique de la direction et exprimée par la prestation des ressources, systèmes et récompenses utiles à cette fin.

Conscients qu’il peut exister une incompatibilité entre les objectifs commerciaux et la sécurité, les membres de la haute direction peuvent prendre des mesures pour cerner et résoudre la situation de manière transparente et efficace.

L’importance de la sécurité se reflète dans la stratégie, les plans d’affaires et les processus de l’entreprise.

Caractéristiques du leadership en matière de sécurité
L’engagement de la direction pour la sécurité suppose que les chefs participent directement au système de sécurité. Ils doivent notamment assister aux formations en sécurité et collaborer aux révisions du système de gestion et de la sécurité opérationnelle.

Les dirigeants engagés veillent à ce que la sécurité du système – pas seulement le bilan de santé et sécurité au travail - fasse partie des discussions aux réunions de haut niveau.

Lorsqu’il y a un engagement pour la sécurité au sein de la direction d’une organisation, le bilan et la surveillance de la sécurité font partie du modèle de gouvernance. Cela va de soi, comme pour le rendement financier.

Un leadership ainsi engagé se manifeste par des enquêtes soutenues sur des menaces éventuelles à la sécurité opérationnelle et la protection de l’environnement. L’analyse fournit des renseignements essentiels à la prise de bonnes décisions et à l’affectation appropriée de ressources.

Les dirigeants ainsi engagés se soucient de l’efficacité du système de sécurité. Ils voient d’ailleurs à ce que les renseignements et les données nécessaires en matière de sécurité soient recueillis et communiqués aux décideurs.

Il est également important que des systèmes soient établis pour que les renseignements au sujet des menaces soient transmis à quiconque risque d’être exposé aux dangers.

Les employés et les entrepreneurs doivent être mis à contribution tout au long des activités afin d’obtenir des renseignements pertinents sur les risques opérationnels.

Il faut que ceux qui gèrent et opèrent le système recherchent et recueillent diligemment des connaissances à jour. Cela comprend les facteurs sociaux, techniques, organisationnels et environnementaux ayant un effet sur le système dans son ensemble.

Les dirigeants engagés en matière de sécurité doivent communiquer par leurs paroles et leurs actes leur désir d’être informés des vulnérabilités organisationnelles, et leur volonté de les régler. Voilà qui habilite le personnel à signaler les lacunes dans un contexte d’apprentissage et d’amélioration continus au sein de l’organisation.

Les dirigeants engagés au chapitre de la sécurité prennent en temps utile les mesures nécessaires pour faire face aux dangers et les lacunes du système. Ils s’assurent de l’existence de ressources adéquates pour que les systèmes de gestion, les normes opérationnelles et les efforts d’atténuation des risques soient mis en œuvre et efficaces.

Cela signifie que les dirigeants se font les défenseurs de la sécurité même s’il peut y avoir des répercussions sur la production. Les systèmes de recrutement, de mesures incitatives et de récompenses reflètent cette valeur fondamentale.

Conclusion
Observations finales – Réflexions personnelles à ajouter par le président

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